« Les rêves , les désirs et les espoirs sont les étoiles de nos vies. » Michel Bouthot - Selon la légende des Indiens d’Amérique : « Pour que votre rêve se réalise, murmurez-le à un papillon. Sur ses ailes, il montera au ciel et se réalisera car les papillons sont les messagers du Grand Esprit. » - « Il n y a qu´une chose qui puisse rendre un rêve impossible : la peur d échouer. » Paolo Coelho

jeudi 17 novembre 2011

"L´absence" en citation, en compagnie de "L'Absente" de Yann Tiersen

 

 

« La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres, tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage. »

Marie-Claire Blais

 


« Un homme peut se résoudre à l'idée de perdre sa vie, mais pas à l'absence de ceux qu'il aime. »

Marc Levy

 


« L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison.  »

André Maurois

 


« L'absence est le plus grand des maux. »

Jean de La Fontaine

 

« Le début de l'absence est comme la fin de la vie. »

Félix Lope De Vega

 

« La sérénité, c'est l'absence de doute. »

Jean-Michel Wy

 

« La violence est une absence d'amour. »

Bernard Giraudeau

 

« Le dernier degré du bonheur est l'absence de tout mal. »

Epicure

 

« Il faut compenser l'absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents. »

Joseph Joubert

 

vendredi 11 novembre 2011

Pacte 2012 pour la Justice - Face à la JUSTICE, ceci est un APPEL de Joël Censier, un papa en détresse !...

Ceci est un appel de Joël Censier, un papa en détresse, face à la JUSTICE !... 
Alors vous qui, peut-être (?) par hasard passerez par ici, 
SVP, faites comme moi : Signez cette pétition !  
Ceci à la mémoire de Jérémy, pour Joël et Corinne (ses parents), pour son frère et sa soeur, pour la famille et les amis.

D´avance MERCI !

Bien vous

laurence

***

Site  Association de soutien à la famille de Jérémy Censier

***
Témoignage

Un homme qui a trente ans de police derrière lui se révolte contre la Justice

 


http://pacte2012.fr/video.html

 

 

 
Madame, Monsieur,

Je m'appelle Joël Censier, j'ai 52 ans et trente ans de police derrière moi.

En vous envoyant cette vidéo, j'ai conscience de commettre un acte grave.

Mais c'est une question de conscience.


Un de mes enfants, Jeremy, a été tué par un groupe de jeunes, alors qu'il rentrait à la maison. Ces jeunes, pour certains « bien connus des services de police », se sont déchaînés sur Jeremy, simplement parce qu'il était « fils de flic ». A dix contre un, ils l'ont tué avec une « barbarie inimaginable », selon les témoins et les médecins légistes.

Vous en avez sans doute entendu parler à la télévision, ou dans les journaux. C'était à Nay, une ville du Sud-Ouest, le 22 août 2009.

Pour Corinne, mon épouse, et pour moi, la vie s'est arrêtée ce jour-là. Nos nuits et nos jours ne sont plus qu'une succession de cauchemars insupportables. Jusqu'à la fin de nos jours, nous pleurerons cet enfant que rien ni personne ne pourra nous rendre.

Mais cette vidéo n'a PAS pour but de vous raconter notre histoire, et encore moins de vous demander de nous plaindre.

Ce n'est pas parce que notre enfant est mort que nous avons décidé de lancer cet appel. Si je vous parle aujourd'hui, c'est à cause de ce qu'il s'est passé après. Car cela concerne tous les citoyens qui, un jour peut-être, auront affaire comme nous à la Justice. Et nous ne voulons pas que d'autres connaissent ce que nous avons connu.

Nous ne voulons pas que d'autres traversent les terribles épreuves que nous avons vécues après la mort de notre fils.

Comme beaucoup de victimes, nous avons cru que la Justice allait nous défendre. Qu'elle allait tout faire pour poursuivre les assassins. Ou qu'elle allait, au minimum, essayer de les empêcher de recommencer. Mais non, ce fut TOUT LE CONTRAIRE.

Dès les premières heures de la procédure, la Justice s'est rangée du côté des assassins. D'abord, le juge chargé de l'enquête a déclaré que, comme ils étaient dix, on ne pouvait pas savoir avec certitude qui avait donné les coups qui ont tué notre enfant.

Il a donc immédiatement libéré sept des voyous, ne gardant que les trois plus dangereux.

Peu de temps après, sur les trois, ils en ont relâché deux, sans raison.

Toute poursuite pour meurtre a été abandonnée contre eux. Les magistrats ont déclaré qu'ils ne retiendraient que le délit de « violences volontaires ayant entraîné une interruption de travail supérieure à huit jours ».

Oui, vous avez bien lu : une « interruption de travail supérieure à huit jours ». Un des délits les moins graves du code pénal. Alors que notre fils est mort !

Mais le pire était à venir.

Le 16 septembre dernier, c'est-à-dire il y a un mois, la Justice a décidé de relâcher pour « vice de forme » le dernier qu'elle détenait encore. Cet individu est pourtant le danger public qui a avoué être l'auteur de multiples coups de couteau sur notre fils : un coup qui a transpercé son cœur, un coup qui a traversé sa boîte crânienne, et d'autres encore qui l'ont défiguré.

Mais la Justice l'a libéré pour « vice de forme » !

Et quel « vice de forme » ? Ses avocats ont demandé une « mise en état du dossier de leur client, le 25 octobre 2010 ». Il s'agit d'une formalité purement juridique, sans aucune conséquence pratique sur la culpabilité de l'accusé.

La chambre d'instruction avait trois mois pour leur répondre. Mais elle a dépassé ce délai. Alors les avocats ont exigé la libération du jeune. Et la Cour de Cassation leur a donné raison. Il a donc été immédiatement libéré.

« Cette décision de remise en liberté pour non-respect des délais est une première en France dans l'application du texte concerné. C'est un immense soulagement », a déclaré l'avocat du tueur, Maître Sagardoytho.

« Un immense soulagement » ; « une première en France ».

Pour Corinne et pour moi, ces mots victorieux sont insupportables. Nous avons pensé à tous les autres parents qui, désormais, risquent de voir eux aussi les assassins de leur enfant libérés pour ce « vice de forme ».

Alors nous avons décidé de lancer cet appel à toute la population pour protester auprès des autorités afin que cette affreuse injustice ne touche pas d'autres familles. Pour nous, c'est trop tard, la Justice ne reviendra pas en arrière.

Mais si vous ne faites rien, le monde judiciaire et les hommes politiques considéreront que ce fonctionnement là de la Justice est accepté par l'opinion publique. Et le même scénario frappera d'autres familles.

Il faut savoir que le jour de la reconstitution, toute la bande est arrivée le sourire aux lèvres, les mains dans les poches. Ils se sont amusés à raconter et re-raconter le meurtre, en changeant de version à chaque fois, pour se moquer de gendarmes, ou de nous. Ils étaient parfaitement décontractés et désinvoltes. Ils savaient qu'ils n'avaient rien à craindre. De mon côté, je pleurais de douleur. J'ai commencé à comprendre que la Justice était en train de nous lâcher.

Sur le pont, à l'endroit de la reconstitution, un gendarme s'est approché de moi. Ce n'était pas pour me dire un mot de sympathie.

Non. Il m'a présenté une convocation à la Gendarmerie. Une plainte avait été déposée contre moi pour « subornation de témoin », et je devais être entendu par les gendarmes. Je me suis retrouvé sur le banc des accusés parce que j'avais demandé à un témoin du meurtre de se manifester auprès des autorités. On m'a expliqué que ce n'était pas à moi de le faire, je devais « laisser la Justice faire son travail »...

J'ai même risqué des poursuites pénales car j'avais parlé d'un des meurtriers de mon fils en disant que c'était un « enfoiré ». Son avocat me menaçait d'un procès en « diffamation ».
C'est alors que mon épouse et moi avons décidé de ne plus nous laisser faire. Au lieu d'attendre passivement le procès, nous avons décidé de rejoindre l'Institut pour la Justice.

L'Institut pour la Justice est un organisme indépendant qui regroupe des juristes, des victimes et des citoyens, qui œuvrent pour réformer la Justice française. Cet Institut a élaboré un Pacte 2012, qui sera présenté à tous les candidats à l'élection présidentielle, pour demander des réformes urgentes du système judiciaire.

Vous pouvez contribuer aujourd'hui à faire passer ces réformes, et à sauver des victimes futures, en signant le Pacte 2012 pour la Justice, en cliquant sur le bouton ci-dessous. Car si nous sommes des centaines de milliers de citoyens à soutenir ces propositions de réforme, les candidats seront obligés de nous écouter ; c'est une question de poids électoral. Mais c'est aussi une question de conscience et de justice.

Lorsqu'on n'y est pas personnellement confronté, on pense souvent que la Justice fait bien son travail. On n'ose pas demander qu'elle soit plus rigoureuse envers les délinquants et les criminels, de peur d'être accusé de manquer d'humanité.

Mais je peux vous dire, après trente ans d'expérience dans la Police, que vous n'avez pas à craindre cela. Il est rarissime qu'un vrai délinquant soit traité trop sévèrement en France. La plupart des délinquants bénéficient même d'une impunité à peine croyable.

On entend souvent parler de "violation des Droits de l'homme" dans nos prisons. Mais savez- vous pourquoi 225 détenus, dans une prison de Lyon, viennent de lancer une pétition pour dénoncer « des conditions de détention inacceptables » ? Ces conditions « inacceptables » c'est qu'il leur est interdit d'utiliser... la Playstation 3 dans leur cellule !!

Il n'est pas rare que la Justice relâche un délinquant arrêté des dizaines, voire des centaines de fois par la Police. Le Préfet de Police de Paris, lui-même, en a témoigné dans la presse, le 8 septembre dernier.

Il a cité le cas d'un homme qui venait d'être arrêté pour la 97eme fois. Peut-on imaginer pire mépris pour les victimes ?

Des dizaines de milliers de personnes âgées sont cambriolées chez elles chaque année, sans qu'on ne se donne même plus la peine de rechercher les coupables, parce qu'on sait qu'ils seront de toute façon relâchés par la Justice.

Des femmes se font violer, ou disparaissent, et on laisse leurs agresseurs libres de recommencer sous des prétextes dérisoires.

Aujourd'hui, il est grand temps que les candidats aux élections s'en aperçoivent.

Mais si nous voulons être sûrs qu'ils se prononcent officiellement, alors il est indispensable que nous soyons des centaines de milliers à signer le Pacte 2012 de l'Institut pour la Justice. J'espère que vous allez le signer et transmettre cette vidéo à tout votre entourage.

Il ne s'agit pas de mesures « répressives », et encore moins de réclamer un retour en arrière. Il s'agit simplement de recentrer la Justice sur sa mission première de protection des citoyens. Instaurer un fonctionnement normal, moderne et juste de l'institution judiciaire, adapté à la réalité d'aujourd'hui, dans lequel les citoyens puissent avoir confiance.

Nous demandons:

- que les peines de prison soient vraiment appliquées quand elles sont prononcées ; il faut savoir en effet qu'actuellement, 80 000 peines de prison restent non exécutées, faute de place.

- que les victimes aient au moins autant de droits que les accusés, car aujourd’hui la triste réalité est que les délinquants ont souvent plus de droits et de considération que les victimes ;

- qu’aucune atteinte aux personnes et aux biens ne reste impunie, car les plaintes classées sans suite sont une invitation à la récidive;

- que les lois nous protègent vraiment des criminels récidivistes ; aujourd’hui, la perpétuité dure 20 ans en moyenne. Même les prédateurs les plus dangereux ont vocation à sortir de prison ;

- que la justice et les magistrats soient responsables devant les citoyens, parce que leurs décisions sont prises au nom du peuple français ;

La mise en œuvre de ce Pacte serait un changement considérable pour la protection des citoyens et des victimes.

Mais même si ces mesures peuvent vous paraître évidentes, elles n'ont aucune chance d'être reprises par les candidats à la présidentielle et votées dès 2012 si des centaines de milliers de citoyens ne se manifestent pas pour les demander maintenant.

C'est pourquoi je vous demande de cliquer sur le bouton ci-dessous pour signer votre Pacte 2012, puis de transférer ce message à vos amis, votre famille, vos collègues.

De notre côté, nous mobilisons d'importants moyens humains et financiers pour :

- rassembler des dizaines, des centaines de milliers de signatures ;

- préparer des dossiers précis, justifiant le coût et la faisabilité de chacune de nos réformes, avec des avocats et des juristes spécialisés ;

- mobiliser la presse, pour que cette action soit médiatisée le plus largement possible ;

- organiser des rencontres officielles avec chaque candidat, pour obtenir leur engagement à mettre en œuvre nos réformes, en cas d'élection.

Mais quoi que nous fassions, nous ne serons entendus que si des milliers de citoyens comme vous exprimez votre soutien. C'est une question de légitimité.

C'est pourquoi votre signature est cruciale aujourd'hui.

Au nom de mon enfant, de ma famille, et de mon pays, je vous dis merci.

Joël Censier

***

dimanche 30 octobre 2011

" Elle a les yeux révolver " - Marc Lavoine


ELLE A LES YEUX REVOLVER
 
Un peu spéciale, elle est célibataire
Le visage pâle, les cheveux en arrière
Et j'aime ça
Elle se dessine sous des jupes fendues
Et je devine des histoires défendues
C'est comme ça
Tell'ment si belle quand elle sort
Tell'ment si belle, je l'aime tell'ment si fort

Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue

Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, elle m'a touché, c'est foutu

Un peu larguée, un peu seule sur la terre

Les mains tendues, les cheveux en arrière
Et j'aime ça
A faire l'amour sur des malentendus
On vit toujours des moments défendus
C'est comme ça
Tell'ment si femme quand elle mord
Tell'ment si femme, je l'aime tell'ment si fort

Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue

Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, elle m'a touché, c'est foutu

Son corps s'achève sous des draps inconnus

Et moi je rêve de gestes défendus
C'est comme ça
Un peu spéciale, elle est célibataire
Le visage pâle, les cheveux en arrière
Et j'aime ça
Tell'ment si femme quand elle dort
Tell'ment si belle, je l'aime tell'ment si fort

Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue

Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue
Elle a tiré la première, elle m'a touché, c'est foutu

mardi 25 octobre 2011

Léo Ferré "Chanson d´automne" (Verlaine)


Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne

Bercent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,

Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte

Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne

Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.
Verlaine


 

lundi 10 octobre 2011

"ma FOI* Mon cher ami, c´est à toi que j´écris aujourd´hui"


Ma FOI* Mon cher ami, c´est à toi que j´écris aujourd´hui

La mort ne me fait pas peur. Elle peut même venir me cueillir aujourd´hui ou demain.
Je suis prête et pleinement d´Océan sereine !... Je n´aurai pas besoin d´être entourée.
Je n´ai pas peur d´être seule le jour où doucement elle viendra me prendre par la main,
parce que je crois en Moi. Ce Moi, c´est ma FOI.
Ce Moi, ma FOI, c´est Toi et toutes les personnes qui font partie de ma vie.
A mes côtés, tous Vous serez présents ce jour là, parce que LUMIÈRE Vous êtes ma FOI !
LUMIÈRE, en Vous, en Toi, je crois. Vous vivez en moi, Tu vis en moi et je respire ma FOI.

Je ne crois ni en Dieu, ni en Allah, ni en Bouddha. Je crois en Moi !
Dieu, Allah ou Bouddha, c´est Eux, c´est Toi ou Moi. C´est ma FOI.

Et surtout…, je t´en prie ! Surtout ne ris pas de moi (merci).
Je suis sincère, simple, ordinaire, du village, habitant sous un toit rempli d´AMOUR.
Berceau d´amitié au coeur de l´Art poétique, situé tout là haut, sur la butte Parnasse ...
Terre de mots au rose parfum de la rosée des roses ou bleus et tempêtes de maux.
Respectueuse Océane campagne digne des vents* les plus fous toujours porteurs d´espoir.
Confident ciel* aux rêves* lovés dans le secret* de quelque étoile*, deux galets* et la mer*,
C´est un jardin fleuri de baisers papillons, discrets myosotis et coquelicots flamboyants !
Les hirondelles, mésanges et coccinelles y sont Reines; écureuils et daims en sont les Rois !

Mon cher, tendre et grand ami, tu es une personne riche, exceptionnellement généreuse.
Une perle rare merveilleuse, divine LUMIÈRE et DON de DIEU si précieux à mes yeux !
Mon DON de DIEU, ma LUMIERE, ma CROYANCE ! Je te respire et respire ma FOI !

La mort n´est rien lorsque l´on croit. Lorsque l´on croit, la mort n´existe pas !

Mon fidèle et sincère ami, je tenais à te dire tout cela et ceci "MERCI". Merci d´être toi !

Aujourd´hui je t´offre ces quelques mots et c´est "à fleur de ciel" que je te les envoie :

*.........................................................................................


Tu sais, j´aimerais te prendre dans mes bras
et te bercer comme le fait une mère avec son tout petit.
J´aimerais pouvoir panser tes blessures, te consoler, te réconforter,
te redonner confiance en la vie et en toi ... J´aimerais tant et tant ...
Et maintenant, peut-être vas-tu me prendre pour une folle
mais je te demande en fermant les yeux de prendre le temps pour ceci :
Tu es petit (5 ou 6 ans), assis sur mes genoux et tu me regardes.
 Mon Dieu que tu es beau et comme j´aime tes yeux ...
Tu es fragranges innocentes ... Tu sens si bon l´enfance ....
Je te caresse le visage et tu aimes cette tendresse la.
Puis délicatement je pose les mains sur tes yeux et cela te fait tant et tant de bien ...
L´envie me vient et j´y dépose de tendres bisoudoux ainsi qu´un dans ton petit cou.
Je passe ensuite une main dans tes cheveux puis la glisse sous ta chemisette,
et à fleur de peau je te fais des ronds dans le dos et tu ronronnes ...(*sourire*)
Puis enfin sur mon coeur très fort je te serre.Très fort mais pas trop fort.
Juste ce qu´il faut ... Et je te berce encore et encore et tu glisses, te laisses aller.
Tu te sens en confiance, si bien. C´est alors que serein sur mon sein tu t´endors ...

Si je pouvais me faire oiseau de Lumière et gommer les ombres qui te saignent ...
D´un coup de baguette magique faire disparaître tes fatigues, silences et peines ...
T´offrir un Océan de chaleur au tout doux de ton coeur... Mais accepteras-tu cela ?

Et puis j´aimerais aussi que tu te racontes.... Parce que tu en aurais bien besoin !...
Oui ou Non ? Il est grand temps pour toi de briser l´acier des chaînes du silence ...
Ne reste plus avec ce qui te mine le coeur... Désenchaîne toi ! Jette toi à l´eau et...
Et dis toi ! Dis, crie, hurle, écris tes blessures et tourments. Tu en as le droit ! 
Et si tu le veux, même si je ne suis pas grand-chose, je pense que je saurais écouter.

N´oublie cependant pas d´aussi faire chanter tes envies d´aube et rêves de lune
ainsi que la tendresse et les dentelles de tes amours anciennes ou nouvelles ....

Ô mon Dieu ! Sais-tu combien j´aime te lire et combien tes absences me chagrinent ?

.........................................................................................*

"Il y a des êtres qui font d´un soleil une simple tache jaune,
mais il y en a aussi qui font d´une simple tache jaune, un véritable SOLEIL"
   Picasso

Prends soin de toi, prends un souffle de ma vie et libre RESPIRE !...

En toute Amitié d´une Plume de soie, bien à toi ...

je t´embrasse tout doux et tout fort te serre sur mon coeur.

Laurence
novembre 2008 - Version revue en octobre 2011

dimanche 9 octobre 2011

citations aux couleurs de l´automne



L'automne est le printemps de l'hiver.
Henri de Toulouse-Lautrec

Ce qu'il y a parfois de beau avec l'automne, c'est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l'espace, brutalement, semble se gorger de soleil.   Victor-Lévy Beaulieu

L'automne est une demeure d'or et de pluie.
Jacques Chessex

L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été.
Georg Christoph Lichtenberg

 

L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.
George Sand
 
En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
Khalil Gibran

A l'automne les arbres font des stripteases pour faire pousser les champignons.
Patrick Sébastien

lundi 3 octobre 2011

Automne - Albert Samain



Automne

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure
Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.

L'Automne qui descend les collines voilées
Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;
Et voici que s'afflige avec plus de ferveur
Le tendre désespoir des roses envolées.

Le vol des guêpes d'or qui vibrait sans repos
S'est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;
La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,
Et le linge blanc claque, éperdu, dans l'enclos.

Le jardin nu sourit comme une face aimée
Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;
Seul, le son d'une enclume ou l'aboiement d'un chien
Monte, mélancolique, à la vitre fermée.

Suscitant des pensers d'immortelle et de buis,
La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;
Et la lumière, avec un long frisson d'angoisse,
Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits...

Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,
Les limpides matins, les matins frais et fous,
Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux
Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.

Qu'importe, la maison, sans se plaindre de toi,
T'accueille avec son lierre et ses nids d'hirondelle,
Et, fêtant le retour du prodigue près d'elle,
Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.

Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,
Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant
Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,
L'âme impure est pareille à la fille de joie.

Mais les corbeaux au ciel s'assemblent par milliers,
Et déjà, reniant sa folie orageuse,
L'âme pousse un soupir joyeux de voyageuse
Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.

L'étendard de l'été pend noirci sur sa hampe.
Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;
Et que ton rêve, ainsi qu'une rose dans l'eau,
S'entr'ouvre au doux soleil intime de la lampe.

Dans l'horloge pensive, au timbre avertisseur,
Mystérieusement bat le coeur du Silence.
La Solitude au seuil étend sa vigilance,
Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.

C'est le refuge élu, c'est la bonne demeure,
La cellule aux murs chauds, l'âtre au subtil loisir,
Où s'élabore, ainsi qu'un très rare élixir,
L'essence fine de la vie intérieure.

Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,
Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,
Afin que le parfum des choses préférées
Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.

C'est la bonne saison, entre toutes féconde,
D'adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,
Et de descendre en toi jusqu'au divin frisson
De te découvrir jeune et vierge comme un monde !

Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;
Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,
Et, nu, penché sur l'eau des heures immobiles,
Se mire au pur cristal de son propre miroir :

Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,
Des départs de vaisseaux haut voilés dans l'air vif,
L'âpre suc d'un baiser sensuel et pensif,
Et des soleils couchants sur des eaux inconnues...


Albert Samain

Magny-les-Hameaux, octobre 1894


samedi 1 octobre 2011

L´enfant poète - Yves Duteil

   

L´ENFANT POÈTE

Cet enfant couvait dans sa tête
Un poète un grand érudit
Il faisait des vers en cachette
Un beau jour il n'a plus écrit


Ses parents l'église et le maître
Peu à peu lui ont tout appris
Presque tout sauf à se connaître
A trouver son bonheur en lui


A vouloir baliser sa route
Il découvre de moins en moins
Les chemins qui s'ouvraient sans doute
Dans le creux de ses propres mains


Cet enfant grandira quand même
Et vivra peur-être très vieux
Mais sans découvrir le poème
Qui manquait pour qu'il soit heureux


Cet artiste de la tendresse
Composait des chansons si vraies
Que les gens fredonnaient sans cesse
Puis un jour ils n'ont plus chanté


A l'écran pour que les gens l'aiment
Il avait aussi maquillé
Son talent son côté bohême
Son amour et sa liberté


A vouloir faire entrer son rêve
Par un tube dans la télé
Il en avait perdu la sève
Et rompu le charme secret


Le chanteur bien longtemps encore
Chantera sans savoir pourquoi
Le public applaudit moins fort
Ses jolies chansons d'autrefois


Chacun de nous dans son domaine
Participe selon son cœur
A la grande aventure humaine
Par sa quête vers le bonheur


C'est l'idéal de notre enfance
Qui nous porte à rêver plus haut
A cultiver nos différences
Pour bâtir un monde plus beau


Mais si l'on tort et qu'on écrase
Dans des cases et sur des tableaux
Tous ceux qui gênent ou qui dépassent
Pour qu'ils rentrent dans le troupeau


Suffira-t-il pour être un homme
D'accepter que notre destin
Consiste à rentrer dans la norme
A rester sur le droit chemin?...


Le murmure de l'imaginaire
Recèle aussi notre avenir
Mais si on l'oblige à se taire
Que la source vienne à tarir


On verra germer la colère
Et tous les espoirs dépérir
Des bourgeons que tous ces hivers
Auront préparés à fleurir


La liberté mûrit sans cesse
Dans les âmes et dans les esprits
Il faut des siècles de tendresse
Pour en cueillir un jour le fruit


Mais si l'enfant devient poète
Il nous offre déjà celui
Que dans son cœur et dans sa tête
Pour toujours il aura cueilli.

vendredi 9 septembre 2011

Comment on fait les bébés ? (*sourire*)



C´est vraiment trop mimi !... Ecoutez...


(*sourire*)

jeudi 8 septembre 2011

vendredi 26 août 2011

"Au jardin des fruits et fleurs de Lune"


Au jardin des fruits et fleurs de Lune
  
Persévérance et Patience sont fruits et fleurs de Lune
Qui délicatement dans le bleu naissant de la nuit close
Se déclinant à l´ombre d´une cantilène à l´âme sereine,
Cueillent l´éclat de vers, romances et célestes confidences
Dormant au coeur du silence d´un intime rêve de dune.

Osant avec insouciance l´aventure d´une aubade nocturne,
Bohèmes, elles perlent de myosotis le crépuscule languissant.
Papillonnant sur l´éphémère d´un sublime prélude de plume,
Elles brodent des bouquets de printemps sur l´infini de l´océan
Et l´avenir de débonnaires matins aux promesses plurielles,

Fées du couchant, elles parent l´obscurité de belles antiennes
Et chamarrent d´été, frémissants friselis de poussière, sequins,
Soie et dentelle d´écume, les aubes aux lendemains incertains.
Dessinnent ondes et alizés d´arcs en ciel jouant frénétiquement
Avec de fugaces camaïeux errants et vents fous en partance.

Dans le rose d´une clairière éthérée de mille secrets d´étoiles,
Diaphanes Nudes retenant en leur sein virginal le diamant,
Elles picorent le diapré et sensuel satin des miettes de brume,
Et lainent d´azur, poudroiements et candides flocons d´extase,
Les ineffables embruns ciselés de doux souvenirs marins.

Placides, elles écoutent les pleurs et non-dits de solitude,
Des nuits sans sommeil et moments de grande souffrance.
En prière, elles sèment des pluies de chants de vie et soleils.
Léguant ainsi au trouble et à l´ombre de la rivière vagabonde,
Une bienfaitrice, claire et féconde source de joie et d´eau vive.

Soeurs de Croyance et Tolérance, Sagesse et Intelligence,
Chastes, elles savent aux petits galets conter la tendresse.
Vous narrer le velours de la flamme des amours éternelles.
Vous enivrer d´une baie de violettes et jasmin, mais encore
Dévoiler le charme d´une volupté nichée dans un écrin.

Persévérance et Patience sont fruits et fleurs de Lune.
Parées de félicité et d´opalescents voiles de jour pastel,
Ce sont elles qui dans le galbe du levant, avec élégance,
Le sourire aux lèvres et sur la pointe des pieds viennent
Offrir à l´aurore la quintessence de suaves fragrances.


Laurence
août 2011 

mardi 23 août 2011

"Un logiciel très spécial" - Auteur inconnu


J’ai trouvé sur le NET ce logiciel que je vous recommande vivement d´installer au plus vite !... 

En plus, il a cet énorme avantage d´être totalement gratuit ! Donc aucun souci !... (*sourire*)

 


 

   



 

Client : Oui ? Le service Clientèle ?

Employé : Oui, bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?

C : En révisant mon système, j'ai trouvé un logiciel appelé *AMOUR*, mais je ne sais pas comment il fonctionne. Pouvez-vous m'aider ?


E : Bien sûr ! Mais je ne peux pas vous l'installer. Vous devrez le faire vous-même. Je vous donnerai les instructions par téléphone, d'accord ? 


C : Oui, je peux essayer. Je ne connais pas beaucoup en informatique, mais je suis prêt à l'installer maintenant. Par où dois-je commencer ? 

E : Le premier pas est d'ouvrir votre *COEUR*. L'avez-vous trouvé ? 

C : Oui, voilà. Mais il y a plusieurs programmes qui tournent maintenant. Est-ce qu'il a un problème pour l'installer pendant qu'ils continuent ? 

E : Quels programmes ? 

C : Un petit instant, je regarde. "PEINE PASSÉE.exe", "BASSE ESTIME.exe", "COLÈRE.exe" et "RESSENTIMENT.com" tournent en ce moment.

E : Pas de problème. *AMOUR* effacera automatiquement "PEINE PASSÉE.exe" de votre système d'exploitation actuel. Il se peut qu'il reste dans le disque dur, mais il n'affectera plus d'autres programmes. *AMOUR* finira par remplacer "BASSE ESTIME.exe" avec un programme incorporé appelé "HAUTE ESTIME.exe". Cependant, vous devez désactiver complètement les programmes "COLÈRE.exe" et "RESSENTIMENT.com". Ces programmes empêchent l'installation correcte de *AMOUR*. Pouvez-vous les arrêter maintenant ?

C : Je ne sais pas comment. Pouvez-vous me dire comment les arrêter ? 

E : Avec plaisir. Allez au menu "DÉMARRER" et activez "PARDON.exe". Exécutez-le autant de fois que nécessaire jusqu'à ce que "COLÈRE.exe" et "RESSENTIMENT.com" soient complètement effacés.

C : C'est fait ! *AMOUR* a commencé à s'installer automatiquement. Est-ce normal ?

E : Oui. Vous aurez bientôt un message disant que *AMOUR* sera actif aussi longtemps que *COEUR* subsiste. Avez-vous ce message ?

C : Oui, je l'ai ! Est-ce que l'installation est finie ?

E : Oui, mais souvenez-vous que vous n'avez que le programme de base. Vous devez maintenant commencer à vous connecter à d'autres *COEURS* pour recevoir des actualisations.

C : Oh la la ! Je reçois un message d'erreur. Qu'est-ce que je fais ? 

E : Que dit le message d'erreur ? 

C : Il dit : "ERREUR 412 - PROGRAMME NON ACTIF EN COMPOSANTES INTERNES".
Qu'est-ce que cela veut dire ?


E : Pas de panique ! C'est un problème courant. Cela signifie que *AMOUR* est configuré pour l'exécution avec des *COEURS* extérieurs, mais n'a pas été exécuté dans votre propre *COEUR*. C'est une étape un peu complexe de la programmation, mais dit en mots simples, cela veut dire que vous devez *AIMER* votre propre système avant de pouvoir *AIMER* les autres.

C : Alors, que dois-je faire ? 

E : Pouvez-vous localiser le logiciel "AUTO-ACCUSATION" ? 

C : Oui, je l'ai.

E : Formidable. Vous apprenez vite ! 

C : Merci.

E : De rien. Cliquez dans les fichiers suivants pour les copier dans votre répertoire *COEUR* : "AUTO-PARDON.doc", "AUTO-ESTIME.txt", "VALEUR.infe" et "RÉALISATION.htm". Le système remplacera tout fichier incompatible et activera une restauration de tout fichier défectueux. Également, vous devez effacer "AUTO-CRITIQUE.exe" de tous vos répertoires, et vous pouvez effacer tous les fichiers temporaires de la corbeille, pour vous assurer qu'il soit totalement effacé et ne puisse jamais se réactiver.

C : Compris ! Hé ! *MON COEUR* est en train d'activer des fichiers très jolis ! "SOURIRE.mpg" s'active sur le moniteur et indique que "CHALEUR.com", "PAIX.exe" et "BONHEUR.com" se copient dans mon répertoire *COEUR*. 

E : Cela indique que *AMOUR* est en train de s'installer et de s'exécuter. Maintenant vous pouvez vous débrouiller par vous-même. Encore une chose, avant de vous quitter... 

C : Oui ? 

E : *AMOUR* est un logiciel gratuit. Assurez-vous de le donner, avec tous ses modules, à toute personne que vous connaissez. A leur tour, ils vont le partager à d'autres, et vous recevrez des modules très agréables en retour. 

C : Je vais le faire. Merci de votre aide !











  
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Voilà!... Si à présent vous avez installé ce logiciel et qu´il fonctionne parfaitement,

je vous conseille de le recommander maintenant à toutes vos connaissances !

 

Bien à vous

 

Baiser papillon

 

 

laurence



dimanche 21 août 2011

Le temps de vivre - Georges Moustaki

 
Le temps de vivre

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Viens je suis là je n'attends que toi
Tout est possible tout est permis

Viens, écoute ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour

Viens je suis là je n'attends que toi
Tout est possible tout est permis

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie





lundi 8 août 2011

"Le coquillage au bord de la mer"- Alphonse de Lamartine



Le coquillage au bord de la mer 
(À une jeune étrangère.)


Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille,
Sur ce sable mouillé, frange d'or de la mer,
Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille
Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer.

L'écrin de l'Océan n'en a point de pareille ;
Les roses de ta joue ont peine à l'égaler ;
Et quand de sa voluté on approche l'oreille,
On entend mille voix qu'on ne peut démêler.

Tantôt c'est la tempête avec ses lourdes vagues,
Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas ;
Tantôt c'est la forêt avec ses frissons vagues ;
Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas.

Oh ! ne dirais-tu pas, à ce confus murmure
Que rend le coquillage aux lèvres de carmin,
Un écho merveilleux où l'immense nature
Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ?

Emporte-la, mon ange ! Et quand ton esprit joue
Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis,
Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue,
Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits.

Si, dans ces mille accents dont sa conque fourmille,
Il en est un plus doux qui vienne te frapper,
Et qui s'élève à peine aux bords de la coquille,
Comme un aveu d'amour qui n'ose s'échapper ;

S'il a pour ta candeur des terreurs et des charmes ;
S'il renaît en mourant presque éternellement ;
S'il semble au fond d'un cœur rouler avec des larmes ;
S'il tient de l'espérance et du gémissement…

Ne te consume pas à chercher ce mystère !
Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c'est moi !
Quel bruit plus éternel et plus doux sur la terre,
Qu'un écho de mon cœur qui m'entretient de toi ?

 
Alphonse de Lamartine