« Les rêves , les désirs et les espoirs sont les étoiles de nos vies. » Michel Bouthot - Selon la légende des Indiens d’Amérique : « Pour que votre rêve se réalise, murmurez-le à un papillon. Sur ses ailes, il montera au ciel et se réalisera car les papillons sont les messagers du Grand Esprit. » - « Il n y a qu´une chose qui puisse rendre un rêve impossible : la peur d échouer. » Paolo Coelho

mardi 7 janvier 2014

Colours of Music


 



« L’avenir de l’homme, c'est la femme. Elle est la couleur de son âme. »


Louis Aragon  - Extrait de Le Fou d’Elsa

 

 

« Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur :


il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle. »

 

Auguste Rodin  - Extrait de Propos recueillis par Paul Gsell

 

 

 « La vie est comme un arc-en-ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs. »

A Ramaiya


 « Le naturel et le spirituel se marient dans le cours ordinaire de la vie


comme les couleurs de l'arc-en-ciel en fondant dans la limpidité de l'air. »



Jacques Ferron - Extrait de Papa boss

 

 

« Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l'obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, 


le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme. »


 

Jean-Jacques Rousseau  - Extrait de Les confessions

 

 

« Quand deux sages confrontent leurs idées, ils en produisent de meilleures ;


 le jaune et le rouge mélangés produisent une autre couleur. »



Proverbe tibétain

 

 « La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. »

Platon

« La musique est l'aliment de l'amour. »

 William Shakespeare

samedi 4 janvier 2014

Rainer Maria Rilke "Pour écrire un seul vers"


                     

Poésie

Mais, hélas ! les vers sont si peu de chose quand on les écrit trop tôt!
Il faudrait attendre, amasser du sens et de la douceur pendant toute une vie,
une longue vie si possible, et puis, tout à la fin, peut-être
pourrait-on alors écrire dix vers qui soient bons.
Car les vers ne sont pas, comme les gens le croient,
des sentiments (ceux-là viennent suffisamment tôt),
— ce sont des expériences.

* * * 

          "Pour écrire un seul vers "

Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas (c’était une joie faite pour un autre), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles, – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs eux-mêmes ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver  qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, Rainer Maria Rilke -1910

mercredi 1 janvier 2014

"Voici le jour de l'an" - Pierre Menanteau



Voici le jour de l'an

Voici le jour de l'an
C'est la nouvelle année
Ce soir petits et grands
Feront longue veillée
Lorsque minuit sonnera
Tout le monde s'embrassera
Bonne année,
Bonne année à toute la terre
Bonne année,
Bonne année au monde entier.

Pierre Menanteau

mardi 31 décembre 2013

 

 

« Le tic-tac des horloges, on dirait des souris qui grignotent le temps. »

 

Alphonse Allais


lundi 30 décembre 2013

Ce que je te souhaite / un poème en guise de voeux - Denis Jaccard


 Ce que je te souhaite


Au crépuscule d´une année qui tire sa révérence
Sur le bord de la rivière du temps qui s´écoule en silence
Tu t´assieds pour déguster ces derniers instants avant le passage
Le moment où la page du calendrier s´envolera sans bagage
Vers un nouvel horizon s´en aller et tout laisser derrière
Les ailes de tes rêves gonflées par le souffle de l´air
Les chaînes de la peur brisées par la force de la passion
Les tenailles de la culpabilité ouvertes par la lumière du pardon
Se libérer des boulets du superflu et retrouver la légèreté
Les contours de l´espoir dessinent le paysage de la liberté
Faut-il attendre la permission des hasards du calendrier
Pour s´offrir le droit d´ouvrir de grands yeux écarquillés
Faut-il mendier l´autorisation d´un juge invisible
Pour oser pousser les portes des songes fragiles
Dans la grande gare de ton âme, des trains vides attendent
Qu´ils partent à midi où à minuit, ils t´emportent au-delà du monde
Vers tes châteaux en Espagne au coeur des nuages blancs
Grimper dans le premier qui passe sans se poser de questions
La boussole du hasard à travers l´inconnu, te donner la direction
Faire confiance sans savoir où cela va te conduire
Ouvrir grand tes voiles à la brise de l´avenir
Et même si ton coeur bat plus fort à l´instant de larguer les amarres
La mémoire des aventuriers de la vie accompagne ton nouveau départ
Cela faisait si longtemps que tu y pensais en secret
Ce fantasme fou, même dans l´intimité de la lune, tu te l´interdisais
Traverser le miroir et entrer dans l´image de l´illusion
Effacer la frontière qui séparait le trait du crayon
Envoler le voile qui disloquait le temps qui passe de l´existence
Habiter tous les lieux de toute la vigueur de ta présence
Remplir tous les espaces de toute la chaleur de ton coeur
Vivre chaque minute avec ardeur
C´est ce que je te souhaite à l´aube de l´an nouveau créateur
Vivre chaque minute avec ardeur
Vivre chaque minute avec ardeur


Denis Jaccard

dimanche 22 décembre 2013

"petite note printanière au coeur de l´hiver" - une année se termine; une nouvelle pointe le bout du nez... Meilleurs Voeux à toutes et tous




Bien chers vous toutes et tous

C´est sur cette personnelle "petite note printanière au coeur de l´hiver" que je vous envoie mes Voeux !


Je vous souhaite un très Joyeux Noël !

Je vous souhaite que le SOLEIL brille dans vos COEURS tout au long de l´Année Nouvelle !


Bien à vous toutes et tous...


Baiser papillon


lo



mardi 10 décembre 2013

PIXAR - LA LUNA



« Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles.  »

 

Les Brown

 

« La preuve que la lune est habitée, c'est qu'il y a de la lumière.  »

 

Francis Blanche

 

« Ce que je préférerais, c’est d’aimer la terre comme l’aime la lune

et de n’effleurer sa beauté que des yeux.  »

 

Friedrich Nietzsche  Extrait de Ainsi parlait Zarathoustra

.

jeudi 28 novembre 2013

" Femme en Arabesque "



Femme en Arabesque

Chute sensuelle
Intimité devinée
Essence de femme

Dans l´esquisse d´une aurore
Poésie Dieu créa !


laurence

mardi 26 novembre 2013

L'amoureuse - Paul Éluard



L´amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul  Éluard

vendredi 22 novembre 2013

"Le vieux rosier" de Pierre Menanteau sur "Stolen Kiss" d´ERNESTO CORTAZAR

 
Le vieux rosier

Quand pourrai-je me reposer ?
Dit le rosier,
J'ai tant de roses, tant de roses ...
C'est en hiver qu'il se repose.

Sait-il alors qu'il a porté
Le poids léger du mois de mai
Sait-il encor qu'une autre année
En décembre il portait trois roses

O vieux rosier, ce poids léger,
Accepte-le comme un poète
Qui, sous la blancheur de sa tête,
Voit s'épanouir la beauté !

Pierre Menanteau

jeudi 21 novembre 2013

"Une Rose d´Automne... poudrée des frimas du jour "

« Une rose d'automne est plus qu'une autre exquise. »

 

Théodore Agrippa d'Aubigné

lundi 18 novembre 2013

" Le jazz " citation d´Andrée Maillet sur " If You Leave Me Now " du European Jazz Trio



« Le jazz est vif, douloureux, doux, tendre, lent ; il apaise, il bouleverse, 
c'est de la musique et ce qu'il rythme est vrai, c'est le pouls de la vie. »
 
Andrée Maillet - Extrait de Les remparts de Québec


vendredi 15 novembre 2013

" Je ne sais pas " Lise Cassin

  
Je ne sais pas



Je ne sais pas
Si le souffle du vent retient la peur de vivre
S’il existe pour moi un espace où me rendre
Innocente ou coupable de ce « mal d’être » au monde
Je ne sais pas
Retenir le regard
Lumière au cœur des ombres en des lieux improbables
Mais je sais cet instant
Où tu m’ouvres les bras
Cette danse pour toi au secret des forêts
Cheveux tressés de feuilles dans l’odeur de la mousse
Je suis chêne et roseau
Et je sais que je t’aime


Je ne sais pas
Si les mots que je cueille peuvent écrire le poème
Paroles inachevées, si les lettres froissées trouveront un écho
Quand les mains portent traces des brûlures de l’encre
Je ne sais pas
Désarmer ces silences
Erosion sur la page lézardée des non-dits
Mais je sais cet instant
Où tu me reconnais
Quand nos pas accordés font chanter les galets
J’entends la soie des vagues bercer les coquillages
Je suis l
algue et la dune
Et je sais que je t’aime


Je ne sais pas
Ce qui préserve et sauve, si la mort nous commence
Ou renvoie au néant nos folles espérances
Comme on jette à la mer les cendres refroidies
Je ne sais pas
Nommer cette confuse attente
Etincelle fragile dans un ciel d’absolu
Mais je sais cet instant
Où serrée contre toi
Je regarde le fleuve épouser le soleil
Quand les îles nacrées nous parlent de voyages
Je suis l’or et le bleu
Et je sais que je t’aime


Je ne sais pas
Les psaumes qui sont chemin de foi, je ne peux pas prier
Un Dieu qui se dérobe et ne me console pas
Quand lasse de chercher je suis au bord du vide
Je ne sais pas
Marcher dans les pas des prophètes
Ni quelle source d’eau claire donne vie éternelle
Mais je sais cet instant
Lorsque tes doigts déchiffrent
Où je crois au miracle dans le beau de l’accord
Je rejoins mon pays délivrée de la peur
Je suis l’orgue et le vent

Et je sais que je t’aime


Lise Cassin

jeudi 7 novembre 2013

" La mer m’a donné" - Georges Moustaki


La mer m’a donné

la mer m´a donné

sa carte de visite
pour me dire:" Je t´invite
à voyager.
J´ai de grands chevaux
à la crinière blanche
et puis j´ai dans ma manche
tant de bateaux.
J´ai du vent qui enivre
ceux qui veulent me suivre
dans l´illusion facile
de la douceur des îles.
Terres inconnues
où les filles les moins sages
vivent sur les rivages
à moitié nues
la mer m´a donné
une carte du monde
mystérieuse et ronde
comme un galet,
mais je t´ai trouvé
étendue sur le sable
fragile et désirable.
Je t´ai désirée.
Plus belle qu´un voyage
plus douce, plus sauvage
plus calme et plus cruelle
que la mer qui m´appelle.
Dans tes yeux ouverts
le ciel était bleu tendre
tu m´as laissé te prendre
comme on prend la mer,
comme on prend la mer.

Georges Moustaki

lundi 28 octobre 2013

"Au silence de nos secrets..."




Au silence de nos secrets...


Sur le doux d´un songe éveillé
 
Seule avec mes rêves de soie
 
C´est au silence de nos secrets
 
Confinés dans un écrin de galets
 
Qu´au clément d´une aurore d´octobre
 
Là, entre la magie d´un indigo de nuit
 
Et les frissons de gouttes de miel et rosée
 
À cette heure où diaphane la lune s´égare
 
Dans un essentiel d´ombre et de brume
 
Et que s´égrène l´absolu des heures
 
Dans le reflet d´impossibles possibles
 
D´une plage rose de rires et sourires d´été
 
Qu´en précieuse terre d´Opale turquoise
 
Brodées du velours intime des mers
 
De perles de grâce et dentelle de Calais
 
Pour toi le coeur aimant en communion
 
Avec la lumière de ton âme complice
 
Et mon âme, ma bonne étoile et ma foi
 
J´irai écouter la chanson du vent
 
Sifflant dans les dunes sauvages
 
Cueillir les nuances et fragrances
 
Du bleu je veux et le vert de l´espoir
 
Qui d´un prélude embaument l´horizon
 
Contempler le virginal printemps du jasmin
 
Et blanc lilas d´une danse d´écume de mai
 
Puis enfin goûter au subtil des embruns
 
Et frivoles soupirs de vagues sans âge
 
Se fondant dans l´essentiel et le tendre
 
D´une ineffable brise de souvenirs
 
Aux senteurs et pensées marines


laurence

jeudi 24 octobre 2013

ERNESTO CORTAZAR - Leaves in the wind


Quand automne en saison revient

Quand automne en saison revient,
La forêt met sa robe rousse
Et les glands tombent sur la mousse
Où dansent en rond les lapins.
Les souris font de grands festins
Pendant que les champignons poussent.
Ah ! que la vie est douce, douce
Quand automne en saison revient.

SAMIVEL (1907-1992)
 

mardi 22 octobre 2013

"Voici venu l´automne..." - citations sur un cliché du jour - 22.10.2013


« L'automne est une saison sage et de bon conseil. »

 

Félix-Antoine Savard - Extrait de La Minuit

 


« L'automne, c'est cousu de moments de grâce, qui ne durent pas. »

 

Janine Boissard - Extrait de La Maison des enfants

 

 

« Un reste de soleil sur le seuil de la brume,
Une glu chaude encore à la pente des nues
Et l'automne vous prend dans ses pattes-pelues,
Feuilles couleur de sang, de sang couleur de plumes. »

Robert-Lucien Geeraert - Extrait de Les sueurs de la joie

 

lundi 21 octobre 2013

" Chanson d'automne" (Verlaine) - Léo Ferré chante les poètes" (1986 - Théâtre libertaire de Paris)


Chanson d'automne

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Bercent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.


 Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.


Verlaine

dimanche 20 octobre 2013

Yiruma - Your Autumn Scene & Le bel automne est revenu - Raymond RICHARD




Le bel automne est revenu

À pas menus, menus,
Le bel automne est revenu
Dans le brouillard, sans qu'on s'en doute,
Il est venu par la grand'route
Habillé d'or et de carmin.
Et tout le long de son chemin,
Le vent bondit, les pommes roulent,
Il pleut des noix, les feuilles croulent.
Ne l'avez-vous pas reconnu ?
Le bel automne est revenu.

Raymond RICHARD