« Les rêves , les désirs et les espoirs sont les étoiles de nos vies. » Michel Bouthot - Selon la légende des Indiens d’Amérique : « Pour que votre rêve se réalise, murmurez-le à un papillon. Sur ses ailes, il montera au ciel et se réalisera car les papillons sont les messagers du Grand Esprit. » - « Il n y a qu´une chose qui puisse rendre un rêve impossible : la peur d échouer. » Paolo Coelho

dimanche 9 octobre 2011

citations aux couleurs de l´automne



L'automne est le printemps de l'hiver.
Henri de Toulouse-Lautrec

Ce qu'il y a parfois de beau avec l'automne, c'est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l'espace, brutalement, semble se gorger de soleil.   Victor-Lévy Beaulieu

L'automne est une demeure d'or et de pluie.
Jacques Chessex

L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été.
Georg Christoph Lichtenberg

 

L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.
George Sand
 
En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles.
Khalil Gibran

A l'automne les arbres font des stripteases pour faire pousser les champignons.
Patrick Sébastien

lundi 3 octobre 2011

Automne - Albert Samain



Automne

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure
Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.

L'Automne qui descend les collines voilées
Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;
Et voici que s'afflige avec plus de ferveur
Le tendre désespoir des roses envolées.

Le vol des guêpes d'or qui vibrait sans repos
S'est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;
La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,
Et le linge blanc claque, éperdu, dans l'enclos.

Le jardin nu sourit comme une face aimée
Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;
Seul, le son d'une enclume ou l'aboiement d'un chien
Monte, mélancolique, à la vitre fermée.

Suscitant des pensers d'immortelle et de buis,
La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;
Et la lumière, avec un long frisson d'angoisse,
Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits...

Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,
Les limpides matins, les matins frais et fous,
Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux
Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.

Qu'importe, la maison, sans se plaindre de toi,
T'accueille avec son lierre et ses nids d'hirondelle,
Et, fêtant le retour du prodigue près d'elle,
Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.

Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,
Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant
Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,
L'âme impure est pareille à la fille de joie.

Mais les corbeaux au ciel s'assemblent par milliers,
Et déjà, reniant sa folie orageuse,
L'âme pousse un soupir joyeux de voyageuse
Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.

L'étendard de l'été pend noirci sur sa hampe.
Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;
Et que ton rêve, ainsi qu'une rose dans l'eau,
S'entr'ouvre au doux soleil intime de la lampe.

Dans l'horloge pensive, au timbre avertisseur,
Mystérieusement bat le coeur du Silence.
La Solitude au seuil étend sa vigilance,
Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.

C'est le refuge élu, c'est la bonne demeure,
La cellule aux murs chauds, l'âtre au subtil loisir,
Où s'élabore, ainsi qu'un très rare élixir,
L'essence fine de la vie intérieure.

Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,
Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,
Afin que le parfum des choses préférées
Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.

C'est la bonne saison, entre toutes féconde,
D'adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,
Et de descendre en toi jusqu'au divin frisson
De te découvrir jeune et vierge comme un monde !

Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;
Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,
Et, nu, penché sur l'eau des heures immobiles,
Se mire au pur cristal de son propre miroir :

Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,
Des départs de vaisseaux haut voilés dans l'air vif,
L'âpre suc d'un baiser sensuel et pensif,
Et des soleils couchants sur des eaux inconnues...


Albert Samain

Magny-les-Hameaux, octobre 1894


samedi 1 octobre 2011

L´enfant poète - Yves Duteil

   

L´ENFANT POÈTE

Cet enfant couvait dans sa tête
Un poète un grand érudit
Il faisait des vers en cachette
Un beau jour il n'a plus écrit


Ses parents l'église et le maître
Peu à peu lui ont tout appris
Presque tout sauf à se connaître
A trouver son bonheur en lui


A vouloir baliser sa route
Il découvre de moins en moins
Les chemins qui s'ouvraient sans doute
Dans le creux de ses propres mains


Cet enfant grandira quand même
Et vivra peur-être très vieux
Mais sans découvrir le poème
Qui manquait pour qu'il soit heureux


Cet artiste de la tendresse
Composait des chansons si vraies
Que les gens fredonnaient sans cesse
Puis un jour ils n'ont plus chanté


A l'écran pour que les gens l'aiment
Il avait aussi maquillé
Son talent son côté bohême
Son amour et sa liberté


A vouloir faire entrer son rêve
Par un tube dans la télé
Il en avait perdu la sève
Et rompu le charme secret


Le chanteur bien longtemps encore
Chantera sans savoir pourquoi
Le public applaudit moins fort
Ses jolies chansons d'autrefois


Chacun de nous dans son domaine
Participe selon son cœur
A la grande aventure humaine
Par sa quête vers le bonheur


C'est l'idéal de notre enfance
Qui nous porte à rêver plus haut
A cultiver nos différences
Pour bâtir un monde plus beau


Mais si l'on tort et qu'on écrase
Dans des cases et sur des tableaux
Tous ceux qui gênent ou qui dépassent
Pour qu'ils rentrent dans le troupeau


Suffira-t-il pour être un homme
D'accepter que notre destin
Consiste à rentrer dans la norme
A rester sur le droit chemin?...


Le murmure de l'imaginaire
Recèle aussi notre avenir
Mais si on l'oblige à se taire
Que la source vienne à tarir


On verra germer la colère
Et tous les espoirs dépérir
Des bourgeons que tous ces hivers
Auront préparés à fleurir


La liberté mûrit sans cesse
Dans les âmes et dans les esprits
Il faut des siècles de tendresse
Pour en cueillir un jour le fruit


Mais si l'enfant devient poète
Il nous offre déjà celui
Que dans son cœur et dans sa tête
Pour toujours il aura cueilli.

vendredi 9 septembre 2011

Comment on fait les bébés ? (*sourire*)



C´est vraiment trop mimi !... Ecoutez...


(*sourire*)

jeudi 8 septembre 2011

vendredi 26 août 2011

"Au jardin des fruits et fleurs de Lune"


Au jardin des fruits et fleurs de Lune
  
Persévérance et Patience sont fruits et fleurs de Lune
Qui délicatement dans le bleu naissant de la nuit close
Se déclinant à l´ombre d´une cantilène à l´âme sereine,
Cueillent l´éclat de vers, romances et célestes confidences
Dormant au coeur du silence d´un intime rêve de dune.

Osant avec insouciance l´aventure d´une aubade nocturne,
Bohèmes, elles perlent de myosotis le crépuscule languissant.
Papillonnant sur l´éphémère d´un sublime prélude de plume,
Elles brodent des bouquets de printemps sur l´infini de l´océan
Et l´avenir de débonnaires matins aux promesses plurielles,

Fées du couchant, elles parent l´obscurité de belles antiennes
Et chamarrent d´été, frémissants friselis de poussière, sequins,
Soie et dentelle d´écume, les aubes aux lendemains incertains.
Dessinnent ondes et alizés d´arcs en ciel jouant frénétiquement
Avec de fugaces camaïeux errants et vents fous en partance.

Dans le rose d´une clairière éthérée de mille secrets d´étoiles,
Diaphanes Nudes retenant en leur sein virginal le diamant,
Elles picorent le diapré et sensuel satin des miettes de brume,
Et lainent d´azur, poudroiements et candides flocons d´extase,
Les ineffables embruns ciselés de doux souvenirs marins.

Placides, elles écoutent les pleurs et non-dits de solitude,
Des nuits sans sommeil et moments de grande souffrance.
En prière, elles sèment des pluies de chants de vie et soleils.
Léguant ainsi au trouble et à l´ombre de la rivière vagabonde,
Une bienfaitrice, claire et féconde source de joie et d´eau vive.

Soeurs de Croyance et Tolérance, Sagesse et Intelligence,
Chastes, elles savent aux petits galets conter la tendresse.
Vous narrer le velours de la flamme des amours éternelles.
Vous enivrer d´une baie de violettes et jasmin, mais encore
Dévoiler le charme d´une volupté nichée dans un écrin.

Persévérance et Patience sont fruits et fleurs de Lune.
Parées de félicité et d´opalescents voiles de jour pastel,
Ce sont elles qui dans le galbe du levant, avec élégance,
Le sourire aux lèvres et sur la pointe des pieds viennent
Offrir à l´aurore la quintessence de suaves fragrances.


Laurence
août 2011 

mardi 23 août 2011

"Un logiciel très spécial" - Auteur inconnu


J’ai trouvé sur le NET ce logiciel que je vous recommande vivement d´installer au plus vite !... 

En plus, il a cet énorme avantage d´être totalement gratuit ! Donc aucun souci !... (*sourire*)

 


 

   



 

Client : Oui ? Le service Clientèle ?

Employé : Oui, bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?

C : En révisant mon système, j'ai trouvé un logiciel appelé *AMOUR*, mais je ne sais pas comment il fonctionne. Pouvez-vous m'aider ?


E : Bien sûr ! Mais je ne peux pas vous l'installer. Vous devrez le faire vous-même. Je vous donnerai les instructions par téléphone, d'accord ? 


C : Oui, je peux essayer. Je ne connais pas beaucoup en informatique, mais je suis prêt à l'installer maintenant. Par où dois-je commencer ? 

E : Le premier pas est d'ouvrir votre *COEUR*. L'avez-vous trouvé ? 

C : Oui, voilà. Mais il y a plusieurs programmes qui tournent maintenant. Est-ce qu'il a un problème pour l'installer pendant qu'ils continuent ? 

E : Quels programmes ? 

C : Un petit instant, je regarde. "PEINE PASSÉE.exe", "BASSE ESTIME.exe", "COLÈRE.exe" et "RESSENTIMENT.com" tournent en ce moment.

E : Pas de problème. *AMOUR* effacera automatiquement "PEINE PASSÉE.exe" de votre système d'exploitation actuel. Il se peut qu'il reste dans le disque dur, mais il n'affectera plus d'autres programmes. *AMOUR* finira par remplacer "BASSE ESTIME.exe" avec un programme incorporé appelé "HAUTE ESTIME.exe". Cependant, vous devez désactiver complètement les programmes "COLÈRE.exe" et "RESSENTIMENT.com". Ces programmes empêchent l'installation correcte de *AMOUR*. Pouvez-vous les arrêter maintenant ?

C : Je ne sais pas comment. Pouvez-vous me dire comment les arrêter ? 

E : Avec plaisir. Allez au menu "DÉMARRER" et activez "PARDON.exe". Exécutez-le autant de fois que nécessaire jusqu'à ce que "COLÈRE.exe" et "RESSENTIMENT.com" soient complètement effacés.

C : C'est fait ! *AMOUR* a commencé à s'installer automatiquement. Est-ce normal ?

E : Oui. Vous aurez bientôt un message disant que *AMOUR* sera actif aussi longtemps que *COEUR* subsiste. Avez-vous ce message ?

C : Oui, je l'ai ! Est-ce que l'installation est finie ?

E : Oui, mais souvenez-vous que vous n'avez que le programme de base. Vous devez maintenant commencer à vous connecter à d'autres *COEURS* pour recevoir des actualisations.

C : Oh la la ! Je reçois un message d'erreur. Qu'est-ce que je fais ? 

E : Que dit le message d'erreur ? 

C : Il dit : "ERREUR 412 - PROGRAMME NON ACTIF EN COMPOSANTES INTERNES".
Qu'est-ce que cela veut dire ?


E : Pas de panique ! C'est un problème courant. Cela signifie que *AMOUR* est configuré pour l'exécution avec des *COEURS* extérieurs, mais n'a pas été exécuté dans votre propre *COEUR*. C'est une étape un peu complexe de la programmation, mais dit en mots simples, cela veut dire que vous devez *AIMER* votre propre système avant de pouvoir *AIMER* les autres.

C : Alors, que dois-je faire ? 

E : Pouvez-vous localiser le logiciel "AUTO-ACCUSATION" ? 

C : Oui, je l'ai.

E : Formidable. Vous apprenez vite ! 

C : Merci.

E : De rien. Cliquez dans les fichiers suivants pour les copier dans votre répertoire *COEUR* : "AUTO-PARDON.doc", "AUTO-ESTIME.txt", "VALEUR.infe" et "RÉALISATION.htm". Le système remplacera tout fichier incompatible et activera une restauration de tout fichier défectueux. Également, vous devez effacer "AUTO-CRITIQUE.exe" de tous vos répertoires, et vous pouvez effacer tous les fichiers temporaires de la corbeille, pour vous assurer qu'il soit totalement effacé et ne puisse jamais se réactiver.

C : Compris ! Hé ! *MON COEUR* est en train d'activer des fichiers très jolis ! "SOURIRE.mpg" s'active sur le moniteur et indique que "CHALEUR.com", "PAIX.exe" et "BONHEUR.com" se copient dans mon répertoire *COEUR*. 

E : Cela indique que *AMOUR* est en train de s'installer et de s'exécuter. Maintenant vous pouvez vous débrouiller par vous-même. Encore une chose, avant de vous quitter... 

C : Oui ? 

E : *AMOUR* est un logiciel gratuit. Assurez-vous de le donner, avec tous ses modules, à toute personne que vous connaissez. A leur tour, ils vont le partager à d'autres, et vous recevrez des modules très agréables en retour. 

C : Je vais le faire. Merci de votre aide !











  
***

Voilà!... Si à présent vous avez installé ce logiciel et qu´il fonctionne parfaitement,

je vous conseille de le recommander maintenant à toutes vos connaissances !

 

Bien à vous

 

Baiser papillon

 

 

laurence



dimanche 21 août 2011

Le temps de vivre - Georges Moustaki

 
Le temps de vivre

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie

Viens je suis là je n'attends que toi
Tout est possible tout est permis

Viens, écoute ces mots qui vibrent
Sur les murs du mois de mai
Ils nous disent la certitude
Que tout peut changer un jour

Viens je suis là je n'attends que toi
Tout est possible tout est permis

Nous prendrons le temps de vivre
D'être libres mon amour
Sans projets et sans habitudes
Nous pourrons rêver notre vie





lundi 8 août 2011

"Le coquillage au bord de la mer"- Alphonse de Lamartine



Le coquillage au bord de la mer 
(À une jeune étrangère.)


Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille,
Sur ce sable mouillé, frange d'or de la mer,
Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille
Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer.

L'écrin de l'Océan n'en a point de pareille ;
Les roses de ta joue ont peine à l'égaler ;
Et quand de sa voluté on approche l'oreille,
On entend mille voix qu'on ne peut démêler.

Tantôt c'est la tempête avec ses lourdes vagues,
Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas ;
Tantôt c'est la forêt avec ses frissons vagues ;
Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas.

Oh ! ne dirais-tu pas, à ce confus murmure
Que rend le coquillage aux lèvres de carmin,
Un écho merveilleux où l'immense nature
Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ?

Emporte-la, mon ange ! Et quand ton esprit joue
Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis,
Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue,
Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits.

Si, dans ces mille accents dont sa conque fourmille,
Il en est un plus doux qui vienne te frapper,
Et qui s'élève à peine aux bords de la coquille,
Comme un aveu d'amour qui n'ose s'échapper ;

S'il a pour ta candeur des terreurs et des charmes ;
S'il renaît en mourant presque éternellement ;
S'il semble au fond d'un cœur rouler avec des larmes ;
S'il tient de l'espérance et du gémissement…

Ne te consume pas à chercher ce mystère !
Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c'est moi !
Quel bruit plus éternel et plus doux sur la terre,
Qu'un écho de mon cœur qui m'entretient de toi ?

 
Alphonse de Lamartine

dimanche 31 juillet 2011

"Le petit garçon et le crayon" - Paulo Coelho

 
"Le petit Le garçon et le crayon"

Un petit garçon regardait son grand père écrire une lettre.


A un certain moment, il demanda :

" Tu écris une histoire qui nous est arrivée ? Est-ce par hasard une histoire sur moi ? "
  

Le grand père cessa d’ écrire, sourit, et déclara à son petit-fils :

" J´écris sur toi, c´est vrai. Mais plus important que les mots est le crayon que j´utilise. J´aimerais que tu sois comme lui quand tu seras grand. "

Intrigué, le petit garçon regarda le crayon, et il ne vit rien de particulier.
 
" Mais il est pareil à tous les crayons que j’ai vus dans ma vie ! " 
 
" Tout dépend de la façon dont tu regardes les choses. Il y a en lui cinq qualités qui feront de toi, si tu parviens à les garder, une personne en paix avec le monde. "
 
* Première qualité : Tu peux faire de grandes choses, mais tu ne dois jamais oublier qu´il existe une main qui guide tes pas. Cette main, nous l´appelons Dieu, et il doit toujours te conduire vers sa volonté.
 
* Deuxième qualité : de temps à autre je dois cesser d´écrire et utiliser le taille crayon. Le crayon souffre un peu, mais à la fin il est mieux aiguisé. Par conséquent, sache supporter certaines douleurs, car elles feront de toi une meilleure personne.
 
* Troisième qualité : le crayon nous permet toujours d´utiliser une gomme pour effacer nos erreurs. Comprends que corriger une chose que nous avons faite n´est pas nécessairement un mal, mais que c´est important pour nous maintenir sur le chemin de la justice.
 
* Quatrième qualité : ce qui compte vraiment dans le crayon, ce n´est pas le bois ou sa forme extérieure, mais le graphite qui se trouve à l´intérieur. Par conséquent, prends toujours soin de ce qui se passe en toi.

* Enfin, la cinquième qualité du crayon : il laisse toujours une marque. De même, sache que tout ce que feras dans la vie laissera des traces, et efforce-toi d´être conscient de tous tes actes.

Paulo Coelho - Extrait de " Comme le fleuve qui coule "

***

C´est tellement vrai !...

Baiser papillon

laurence

mercredi 27 juillet 2011

" VIVE MOI ! Manifeste de la nymphe Echo à Narcisse "

Un soupçon jolie mais coquine et REbelle à ses heures, en le soir de ce jour là,
la si douce et pourtant muette Echo fut un rien de peu bavarde ! (*sourire*)



VIVE MOI!


« Manifeste de la nymple Echo à Narcisse » 


un soir de jour, après avoir chaussé mes bésicles rose bonbon

Et m´être servi un myope de p´tit verre de Pepsi bien frais

Je me suis promenée sur les pages d´une myriade de minois

Voulant dans le pétillant de mille et unes fleurs de lune

Découvrir, sentir, respirer le soleil de fraternelles saveurs.

Ce soupçon de don de soi qui rend la vie suave et si belle !

Je souhaitais tout simplement me reposer et me détendre

Après une interminable, exténuante et éprouvante journée,

Passée dans l´enfer diabolique de quelques orageux nuages,

En lisant d´amusants, captivants, émouvants, compétents,

Ou encore distingués commentaires parfumés de générosité,

Et tendrement offerts par d´élégantes âmes au cœur pur !

Oui ce soir là, croyant en l´amour du prochain, follement 

Je désirais, ici et là cueillir une mer de sympathie et d´étoiles ;

Une brise de compassion s´ouvrant sur des espoirs perdus ;

Un bouquet de sage tensons, paré de tolérance et communion ;

Un mumure d´effluves de rêves irisant le jardin des poètes ;

Une baie de réconfort voguant sur un océan de compréhension,

Ou encore une coquette causette, dans le privé d´un tête-à-tête.

En fait tous ces petits bouts d´attention qui vous encouragent !

Vous donnent des ailes ! Vous réchauffent le coeur ! Vous invitent

À l´envie d´ensemble évoluer et d´encore continuer à marcher

Sur ce merveilleux et divin chemin qu´est celui de l´écriture.

Mais quelle ne fut ma surprise, déception, tristesse, désolation !

Terre brûlée, l´Oasis pleure la perte de son exubérante végétation !

A l´horizon lunaire ne me sont apparus que triviaux trous noirs,

Parsemés, ô mon Dieu ! De lumineux mais odieux Narcisses.

De minables et égoïstes petits Dieux de la poésie en solitaire

Se mirant dans le musc de la passion de leurs vers florifères.

De gros nombrils postant sans scrupules leurs fleurs de rime,

Oubliant malheureusement que sans échange ni amicale alliance,

Le monde perd alors la boussole et ne tourne plus du tout rond !

Centré sur lui-même, il devient un étouffant et stérile désert !

Une sénile planète au goût amer, épargnée de rires et sourires,

Manquant de bulles d´air et respect, d´empathie et fantaisie.

De cette douceur de vivre où il fait en harmonie tant si bon vivre

Quand la tendresse et l´arôme des caresses embaument le ciel de miel !

Alors vous, Seigneurs et Déesses de la prose à sens unique, sachez ceci :

Que si vous aimez être lus, commentés, applaudis à deux mains,

Et bien il en est de même pour nous, vos humbles compagnons de route.

Bon Dieu d´bonsoir, nom d´un pétard, courage ! Qu´attendez-vous ?

Lancez-vous ! Et sur un plateau d´argent venez cordilament servir,

Ceci bien évidemment sans fausse courtoisie, donc de belle manière,

A vos confrères quelques symphonies de gentillesse ou reconnaissance.

Laissez parler, dansez, chanter vos crayons ou pertinentes plumes.

Et vous verrez, je peux vous l´assurer, que donner un rien de soi

Ne demande que peu d´effort de vers et fait un bien fou à l´univers !

Alors, s´il vous plaît ! À l´aube de cette ère nouvelle, prenez-en note,

Et quelle que soit votre confession, faites-en à présent votre religion !

Maintenant que les pendules sont enfin bien remises à l´heure,

Est venue l´heure sereine, ô bonheur, de sabrer le Champagne !

Pas de panique ! Soyez- rassurés, c´est moi qui paye ! (*sourire*)

Allez ! Je vous invite ! Dites Adieu à l´égo et avec moi vite venez

Sans modération boire quelques bulles d´Echo de Veuve Clicquot !


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs !


Je lève mon verre ! Vive Vous ! Vive la Poésie en Echo !

Prost !


Laurence
juillet 2011

***

mardi 26 juillet 2011

"Intérieur" Renée Vivien




Intérieur

Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.

Pour le mettre à l´abri, tenons les portes closes.


Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors,

Contre les regards durs et les bruits du dehors.


Les rideaux sont tirés sur l’odorant silence.

Où l’heure au cours égal coule avec nonchalance.


Aucun souffle ne fait trembler le mimosa

Sur lequel, en chantant, un vol d’oiseaux pesa.


Notre chambre paraît un jardin immobile

Où des parfums errants viennent trouver asile.


Mon existence est comme un voyage accompli.

C’est le calme, c’est le refuge, c’est l’oubli.


Pour garder cette paix faite de lueurs roses,

O ma Sérénité ! tenons les portes closes.


La lampe veille sur les livres endormis,

Et le feu danse, et les meubles sont nos amis.


Je ne sais plus l’aspect glacial de la rue

Où chacun passe, avec une hâte recrue.


Je ne sais plus si l’on médit de nous, ni si

L’on parle encor… les mots ne font plus mal ici.


Tes cheveux sont plus beaux qu’une forêt d’automne,

Et ton art soucieux les tresse et les ordonne.


Oui, les chuchotements ont perdu leur venin,

Et la haine d’autrui n’est plus qu’un mal bénin.


Ta robe verte a des frissons d’herbes sauvages,

Mon amie, et tes yeux sont pleins de paysages.


Qui viendrait, nous troubler, nous qui sommes si loin

Des hommes ? deux enfants oubliés dans un coin ?


Loin des pavés houleux où se fanent les roses,

Où s'éraillent les chants, tenons les portes closes…