Salon
- Douceur à écouter du bout des yeux
- La plage aux instantanés
- La corbeille des citations - Proverbes - Dictons
- Mes mots couchés sur le sable
- Le grenier des poètes
- Mes coups de coeur dans l´univers de la chanson
- Un peu de tout
- De beaux textes en bibliothèque
- La malle aux trésors
- Histoires - Contes - Légendes
- La rivière magique pour petits et grands
- Une petite main d´écriture et son crayon
samedi 18 avril 2015
samedi 14 février 2015
Étienne Drapeau - J'suis amoureux (Clip officiel)
.
J'suis amoureux
Comment tu fais pour être comme t'es
Pour être plus belle que la beauté?
Comment tu peux m'rendre si heureux
Que mes yeux en croient pas leurs yeux?
Comment tu peux être si parfaite
Pour qu'auprès de toi le temps s'arrête?
Comment tu peux m'faire oublier
Qu'avant toi j'ai déjà aimé?
Mon amour, ma tendresse
Mon trésor, ma princesse
T'es la prunelle de mes yeux
T'es tout c'que j'ai de plus précieux
Sur l'océan de ta beauté
Jusqu'à ton coeur j'ai navigué
J'me suis échoué, je suis heureux
Et encore mieux... j'suis amoureux
Je suis amoureux
Comment tu fais pour faire de moi
Un homme nouveau, j'me reconnais pas?
Comment tu peux me chavirer
Moi qui jurais d'ne plus aimer?
Comment tu peux d'un seul sourire
Réinventer mon avenir?
Comment tu peux faire de tes bras
Le seul royaume où je suis roi?
Mon amour, ma tendresse
Mon trésor, ma princesse
T'es la prunelle de mes yeux
T'es tout c'que j'ai de plus précieux
Sur l'océan de ta beauté
Jusqu'à ton coeur j'ai navigué
J'me suis échoué, je suis heureux
Et encore mieux... j'suis amoureux
Je suis amoureux
Et si un jour au fond d'tes yeux
Je voyais s'éteindre le feu
J'irai dérober dans le ciel
Tout ce qui reste d'éternel
Je volerai toutes les aurores
Pour les déposer sur ton corps
Pour mieux t'aimer
Ou j'en mourrai
Pour être plus belle que la beauté?
Comment tu peux m'rendre si heureux
Que mes yeux en croient pas leurs yeux?
Comment tu peux être si parfaite
Pour qu'auprès de toi le temps s'arrête?
Comment tu peux m'faire oublier
Qu'avant toi j'ai déjà aimé?
Mon amour, ma tendresse
Mon trésor, ma princesse
T'es la prunelle de mes yeux
T'es tout c'que j'ai de plus précieux
Sur l'océan de ta beauté
Jusqu'à ton coeur j'ai navigué
J'me suis échoué, je suis heureux
Et encore mieux... j'suis amoureux
Je suis amoureux
Comment tu fais pour faire de moi
Un homme nouveau, j'me reconnais pas?
Comment tu peux me chavirer
Moi qui jurais d'ne plus aimer?
Comment tu peux d'un seul sourire
Réinventer mon avenir?
Comment tu peux faire de tes bras
Le seul royaume où je suis roi?
Mon amour, ma tendresse
Mon trésor, ma princesse
T'es la prunelle de mes yeux
T'es tout c'que j'ai de plus précieux
Sur l'océan de ta beauté
Jusqu'à ton coeur j'ai navigué
J'me suis échoué, je suis heureux
Et encore mieux... j'suis amoureux
Je suis amoureux
Et si un jour au fond d'tes yeux
Je voyais s'éteindre le feu
J'irai dérober dans le ciel
Tout ce qui reste d'éternel
Je volerai toutes les aurores
Pour les déposer sur ton corps
Pour mieux t'aimer
Ou j'en mourrai
Mon amour, ma tendresse
Mon trésor, ma princesse
T'es la prunelle de mes yeux
T'es tout c'que j'ai de plus précieux
Sur l'océan de ta beauté
Jusqu'à ton coeur j'ai navigué
J'me suis échoué, je suis heureux
Et encore mieux... j'suis amoureux
Étienne Drapeau
Mon trésor, ma princesse
T'es la prunelle de mes yeux
T'es tout c'que j'ai de plus précieux
Sur l'océan de ta beauté
Jusqu'à ton coeur j'ai navigué
J'me suis échoué, je suis heureux
Et encore mieux... j'suis amoureux
Étienne Drapeau
jeudi 8 janvier 2015
Paul Eluard - Liberté (Poème lu par Jean-Louis Barrault)
.
LIBERTÉ
LIBERTÉ
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
Sur l'absence sans désirs
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Paul Eluard
Salon :
Le grenier des poètes
jeudi 1 janvier 2015
voeux 2015
"N'attendons pas de nos voeux qu'ils se réalisent mais qu'ils nous réalisent.
Ce n'est pas de la magie, c'est de l'âme agit !"
Tydé
Ce n'est pas de la magie, c'est de l'âme agit !"
Tydé
mercredi 31 décembre 2014
mercredi 24 décembre 2014
Maurice Fanon - L'écharpe (1964)
L´écharpe
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce souvenir de soie
Qui se souvient de nous
Ce n´est pas qu´il fasse froid
Le fond de l´air est doux
C´est qu´encore une fois
J´ai voulu comme un fou
Me souvenir de toi
De tes doigts sur mon cou
Me souvenir de nous
Quand on se disait vous
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce sourire de soie
Qui sourit comme nous
Souriions autrefois
Quand on se disait vous
En regardant le soir
Tomber sur nos genoux
C´est qu´encore une fois
J´ai voulu revoir
Comment tombe le soir
Quand on s´aime à genoux
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce soupir de soie
Qui soupire après nous
Ce n´est pas pour que tu voies
Comme je m´ennuie sans toi
C´est qu´il y a toujours
L´empreinte sur mon cou
L´empreinte de tes doigts
De tes doigts qui se nouent
L´empreinte de ce jour
Où les doigts se dénouent
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Cette écharpe de soie
Que tu portais chez nous
Ce n´est pas pour que tu voies
Comme je m´ennuie sans toi
Ce n´est pas qu´il fasse froid
Le fond de l´air est doux.
En souvenir de toi
Ce souvenir de soie
Qui se souvient de nous
Ce n´est pas qu´il fasse froid
Le fond de l´air est doux
C´est qu´encore une fois
J´ai voulu comme un fou
Me souvenir de toi
De tes doigts sur mon cou
Me souvenir de nous
Quand on se disait vous
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce sourire de soie
Qui sourit comme nous
Souriions autrefois
Quand on se disait vous
En regardant le soir
Tomber sur nos genoux
C´est qu´encore une fois
J´ai voulu revoir
Comment tombe le soir
Quand on s´aime à genoux
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce soupir de soie
Qui soupire après nous
Ce n´est pas pour que tu voies
Comme je m´ennuie sans toi
C´est qu´il y a toujours
L´empreinte sur mon cou
L´empreinte de tes doigts
De tes doigts qui se nouent
L´empreinte de ce jour
Où les doigts se dénouent
Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Cette écharpe de soie
Que tu portais chez nous
Ce n´est pas pour que tu voies
Comme je m´ennuie sans toi
Ce n´est pas qu´il fasse froid
Le fond de l´air est doux.
Maurice Fanon
lundi 5 mai 2014
✿❤✿ Michel Pépé - Infinie Tendresse ✿❤✿(Album Elixir d'Amour)
.
« C'est cela la tendresse, l´équilibre des gestes, des mots qui sont à la mesure des sentiments. »
Anne Bernard - Extrait de "L´amour sans passeport"
☆
« C'est cela la tendresse, l´équilibre des gestes, des mots qui sont à la mesure des sentiments. »
Anne Bernard - Extrait de "L´amour sans passeport"
☆
« Tout au fond de votre coeur, un germe de tendresse n´attend qu´un sourire chaleureux pour se développer. »
Roland Delisle
☆
« Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. »
Coco Chanel
☆
dimanche 4 mai 2014
"Pour toi" Claude Braun
Pour Toi
Au promontoire des certitudes revenues
Mes deux mains se rejoignent
Au tendre du visage
Par la confiance retrouvée
Et l’odeur du café
Portant l’aube étonnée
Par les bourgeons d’amour
Qui sur l’eau des fontaines
Dansent chaque midi
Par les corps apaisés
Qui fleurissent le soir
L’oreiller du silence
Au promontoire des certitudes revenues
Nos deux mains se rejoignent
Au tendre du visage…
Inédit
20/10/2006
20/10/2006
Claude Braun
samedi 3 mai 2014
"Tout en Douceur,,..." fut dans la Grâce et l´Éphémère de la Fraîcheur du Réveil cueilli ce RÊVE de Pavot d´Islande au Jardin ce Matin ... ^^
Tout en douceur
Grâce d´éphémère
Rêve de pavot d´Islande
Réveil en Douceur
laurence
***
« La Terre est un gâteau plein de douceur. »
Charles Baudelaire
« La plus grande douceur de la vie, c'est d'admirer ce qu'on aime. »
Laure Conan
« Ce qu’il faut chercher et trouver c’est la douceur sereine d’une inébranlable paix. »
Alexandra David-Néel
« Il semble impossible de passer toute sa vie sans avoir près de soi la douceur d'une présence féminine. »
Guy de Larigaudie
jeudi 1 mai 2014
♡ ERNESTO CORTAZAR - Magic & Le sentier de Théophile Gautier
Le sentier
Il est un sentier creux dans la vallée étroite,
Qui ne sait trop s'il marche à gauche ou bien à droite.
— C'est plaisir d'y passer, lorsque Mai sur ses bords,
Comme un jeune prodigue, égrène ses trésors ;
L'aubépine fleurit ; les frêles pâquerettes,
Pour fêter le printemps, ont mis leurs collerettes.
La pâle violette, en son réduit obscur,
Timide, essaie au jour son doux regard d'azur,
Et le gai bouton d'or, lumineuse parcelle,
Pique le gazon vert de sa jaune étincelle.
Le muguet, tout joyeux, agite ses grelots,
Et les sureaux sont blancs de bouquets frais éclos ;
Les fossés ont des fleurs à remplir vingt corbeilles,
À rendre riche en miel tout un peuple d'abeilles.
Sous la haie embaumée un mince filet d'eau
Jase et fait frissonner le verdoyant rideau
Du cresson. — Ce sentier, tel qu'il est, moi je l'aime
Plus que tous les sentiers où se trouvent de même
Une source, une haie et des fleurs ; car c'est lui,
Qui, lorsque au ciel laiteux la lune pâle a lui,
À la brèche du mur, rendez-vous solitaire
Où l'amour s'embellit des charmes du mystère,
Sous les grands châtaigniers aux bercements plaintifs,
Sans les tromper jamais, conduit mes pas furtifs.
Théophile Gautier
Qui ne sait trop s'il marche à gauche ou bien à droite.
— C'est plaisir d'y passer, lorsque Mai sur ses bords,
Comme un jeune prodigue, égrène ses trésors ;
L'aubépine fleurit ; les frêles pâquerettes,
Pour fêter le printemps, ont mis leurs collerettes.
La pâle violette, en son réduit obscur,
Timide, essaie au jour son doux regard d'azur,
Et le gai bouton d'or, lumineuse parcelle,
Pique le gazon vert de sa jaune étincelle.
Le muguet, tout joyeux, agite ses grelots,
Et les sureaux sont blancs de bouquets frais éclos ;
Les fossés ont des fleurs à remplir vingt corbeilles,
À rendre riche en miel tout un peuple d'abeilles.
Sous la haie embaumée un mince filet d'eau
Jase et fait frissonner le verdoyant rideau
Du cresson. — Ce sentier, tel qu'il est, moi je l'aime
Plus que tous les sentiers où se trouvent de même
Une source, une haie et des fleurs ; car c'est lui,
Qui, lorsque au ciel laiteux la lune pâle a lui,
À la brèche du mur, rendez-vous solitaire
Où l'amour s'embellit des charmes du mystère,
Sous les grands châtaigniers aux bercements plaintifs,
Sans les tromper jamais, conduit mes pas furtifs.
Théophile Gautier
mardi 29 avril 2014
Tendre complicité,,...
Tendre complicité
Dans l´attrait du jour
De petits trésors d´avril
S´offrent du plaisir
Un brin d´Amour se repose
Sur l´épaule d´un galet
laurence
lundi 28 avril 2014
samedi 26 avril 2014
Quiétude...
J'ai longtemps aimé le
silence pour lire.
La quiétude d'un néant
quelconque, impersonnel,
pour savourer pleinement
le cataclysme sonore des mots.
Maxime
Drouot, dit Maxime Chattam
Voici l´heure de la quiétude et de chanter, face à face avec toi,
la consécration de ma vie,
dans le silence de ce surabondant loisir.
Rabindranath Tagore
Rabindranath Tagore
L'ardeur ne se mesure pas à la quantité de fois de faire l'amour ; l'amour est tout le long des jours,
dans la quiétude du silence, dans le sourire, le ton de la voix, dans l'absence, l'éloignement.
Laureanne Harvey
La quiétude... C'est le bien de ceux qui ont à jamais choisi une part de leur destin, et rejeté l'autre.
Colette
"Le sage procure la paix, le calme et la quiétude."
Lao-Tseu
mercredi 16 avril 2014
Un coin d´ombre et de lumière au jardin par une merveilleuse journée de printemps,,... * C´est le paradis sur terre,,... *
En cette saison
printanière de l'année, quand l'air est doux et plaisant,
ce serait une injure
à la nature et vraiment dommage de ne pas aller dehors
voir sa magnificence et
partager sa façon de relier le ciel et la terre.
John Milton

" La fantaisie est un perpétuel printemps "
Johan Friedrich Schiller
" L´homme qui déplace une montagne commence par déplacer les petites pierres. "
Confusius
samedi 22 mars 2014
Lynda Lemay - Ceux que l'on met au monde (Live)
Ceux que l´on met au monde
ceux que l'on met au monde
ne nous appartiennent pas
c'est ce que l'on nous montre
et c'est ce que l'on croit
ils ont une vie à vivre
on n'peut pas dessiner
les chemins qu'ils vont suivre
ils devront décider
c'est une belle histoire
que cette indépendance
une fois passés les boires
et la petite enfance
qu'il ne faille rien nouer
qu'on ne puisse pas défaire
que des noeuds pas serrés
des boucles, si l'on préfère
ceux que l'on aide à naître
ne nous appartiennent pas
ils sont ce qu'ils veulent être
qu'on en soit fière ou pas
c'est ce que l'on nous dit
c'est ce qui est écrit
la bonne philosophie
la grande psychologie
et voilà que tu nais
et que t'es pas normal
t'es dodu, t'es parfait
le problème est mental
et voilà que c'est pas vrai
que tu vas faire ton chemin
car t'arrêteras jamais
de n'être qu'un gamin
tu fais tes premiers pas
on se laisse émouvoir
mais les pas que tu feras
ne te mèneront nulle part
qui es-tu si t'es pas
un adulte en devenir
si c'est ma jupe à moi
pour toujours qui t'attire
c'est pas c'qu'on m'avait dit
j'étais pas préparée
t'es à moi pour la vie
le bon dieu c'est trompé
et y a le diable qui rit
dans sa barbe de feu
et puis qui me punit
d'l'avoir prié un peu
pour que tu m'appartiennes
à la vie, à la mort
il t'a changé en teigne
il t'a jeté un sort
t'es mon enfant d'amour
t'es mon enfant spécial
un enfant pour toujours
un cadeau des étoiles
un enfant à jamais
un enfant anormal
c'est ce que j'espérais
alors pourquoi j'ai mal
j'aurais pas réussi
à me détacher de toi
le destin est gentil
tu ne t'en iras pas
t'auras pas dix huit ans
de la même façon
que ceux que le temps rend
plus hommes que garçons
t'auras besoin de moi
mon éternel enfant
qui ne t'en iras pas
vivre en appartement
ta jeunesse me suivra
jusque dans ma vieillesse
le docteur a dit ça
c'était comme une promesse
moi qui avais tellement peur
de te voir m'échapper
voilà que ton petit coeur
me jure fidélité
toute ma vie durant
j'conserverai mes droits
mes tâches de maman
et tu m'appartiendras
ceux que l'on met au monde
ne nous appartiennent pas
c'est ce que l'on nous montre
et c'est ce que l'on croit
c'est une belle histoire
que cette histoire là
mais voilà que surprise
mon enfant m'appartient
tu te fous de ce que disent
les auteurs des bouquins
t'arrives et tu m'adores
et tu me fais confiance
de tout ton petit corps
de toute ta différence
j'serai pas là de passage
comme les autres parents
qui font dans le mariage
le deuil de leur enfant
j'aurai le privilège
de te border chaque soir
et certains jours de neige
de te mettre ton foulard
à l'âge où d'autres n'ont
que cette visite rare
qui vient et qui repart
par soirs de réveillon
tu seras le baton
de ma vieillesse précoce
en même temps que le boulet
qui drainera mes forces
tu ne connais que moi
et ton ami pierrot
que je te décris tout bas
quand tu vas faire dodo
et tu prends pour acquis
que je serais toujours là
pour t'apprendre cette vie
que tu n'apprendras pas
car ta vie s'est figée
mais la mienne passera
j'me surprends à souhaiter
que tu trépasses avant moi
on ne peut pas t'admirer
autant que je t'admire
moi qui ai la fièrté
de te voir m'appartenir
j'voudrais pas qu'on t'insulte
et qu'on s'adresse à toi
comme à un pauvre adulte
parce qu'on t'connaîtrait pas
si le diable s'arrange
pour que tu me survives
que dieu me change en ange
que je puisse te suivre
ceux que l'on met au monde
ne nous appartiennent pas
à moins de mettre au monde
un enfant comme toi
c'est une belle histoire
que celle qui est la nôtre
pourtant je donnerais ma vie
pour que tu sois comme les autres
Lynda Lemay
ne nous appartiennent pas
c'est ce que l'on nous montre
et c'est ce que l'on croit
ils ont une vie à vivre
on n'peut pas dessiner
les chemins qu'ils vont suivre
ils devront décider
c'est une belle histoire
que cette indépendance
une fois passés les boires
et la petite enfance
qu'il ne faille rien nouer
qu'on ne puisse pas défaire
que des noeuds pas serrés
des boucles, si l'on préfère
ceux que l'on aide à naître
ne nous appartiennent pas
ils sont ce qu'ils veulent être
qu'on en soit fière ou pas
c'est ce que l'on nous dit
c'est ce qui est écrit
la bonne philosophie
la grande psychologie
et voilà que tu nais
et que t'es pas normal
t'es dodu, t'es parfait
le problème est mental
et voilà que c'est pas vrai
que tu vas faire ton chemin
car t'arrêteras jamais
de n'être qu'un gamin
tu fais tes premiers pas
on se laisse émouvoir
mais les pas que tu feras
ne te mèneront nulle part
qui es-tu si t'es pas
un adulte en devenir
si c'est ma jupe à moi
pour toujours qui t'attire
c'est pas c'qu'on m'avait dit
j'étais pas préparée
t'es à moi pour la vie
le bon dieu c'est trompé
et y a le diable qui rit
dans sa barbe de feu
et puis qui me punit
d'l'avoir prié un peu
pour que tu m'appartiennes
à la vie, à la mort
il t'a changé en teigne
il t'a jeté un sort
t'es mon enfant d'amour
t'es mon enfant spécial
un enfant pour toujours
un cadeau des étoiles
un enfant à jamais
un enfant anormal
c'est ce que j'espérais
alors pourquoi j'ai mal
j'aurais pas réussi
à me détacher de toi
le destin est gentil
tu ne t'en iras pas
t'auras pas dix huit ans
de la même façon
que ceux que le temps rend
plus hommes que garçons
t'auras besoin de moi
mon éternel enfant
qui ne t'en iras pas
vivre en appartement
ta jeunesse me suivra
jusque dans ma vieillesse
le docteur a dit ça
c'était comme une promesse
moi qui avais tellement peur
de te voir m'échapper
voilà que ton petit coeur
me jure fidélité
toute ma vie durant
j'conserverai mes droits
mes tâches de maman
et tu m'appartiendras
ceux que l'on met au monde
ne nous appartiennent pas
c'est ce que l'on nous montre
et c'est ce que l'on croit
c'est une belle histoire
que cette histoire là
mais voilà que surprise
mon enfant m'appartient
tu te fous de ce que disent
les auteurs des bouquins
t'arrives et tu m'adores
et tu me fais confiance
de tout ton petit corps
de toute ta différence
j'serai pas là de passage
comme les autres parents
qui font dans le mariage
le deuil de leur enfant
j'aurai le privilège
de te border chaque soir
et certains jours de neige
de te mettre ton foulard
à l'âge où d'autres n'ont
que cette visite rare
qui vient et qui repart
par soirs de réveillon
tu seras le baton
de ma vieillesse précoce
en même temps que le boulet
qui drainera mes forces
tu ne connais que moi
et ton ami pierrot
que je te décris tout bas
quand tu vas faire dodo
et tu prends pour acquis
que je serais toujours là
pour t'apprendre cette vie
que tu n'apprendras pas
car ta vie s'est figée
mais la mienne passera
j'me surprends à souhaiter
que tu trépasses avant moi
on ne peut pas t'admirer
autant que je t'admire
moi qui ai la fièrté
de te voir m'appartenir
j'voudrais pas qu'on t'insulte
et qu'on s'adresse à toi
comme à un pauvre adulte
parce qu'on t'connaîtrait pas
si le diable s'arrange
pour que tu me survives
que dieu me change en ange
que je puisse te suivre
ceux que l'on met au monde
ne nous appartiennent pas
à moins de mettre au monde
un enfant comme toi
c'est une belle histoire
que celle qui est la nôtre
pourtant je donnerais ma vie
pour que tu sois comme les autres
Lynda Lemay
WERBUNG
"La différence est une chance - La différence vivons-la ensemble comme une chance"
« On ne s’afflige point d’avoir beaucoup d’enfants quand ils sont tous beaux,
bien faits et bien grands et d’un extérieur qui brille;
Mais si l’un d’eux est faible, on ne dit mot, on le méprise, on le raille, on le pille …
bien faits et bien grands et d’un extérieur qui brille;
Mais si l’un d’eux est faible, on ne dit mot, on le méprise, on le raille, on le pille …
Quelquefois, cependant, c’est ce marmot
qui fera le bonheur de toute la famille. »
C. Perrault
« Un enfant différent c’est comme un vent d’été, il décoiffe, il dérange tant de choses établies. »
R. Blanes
« Et si c’était toi que j’attendais ? Et si c’était toi qui devais me montrer le soleil ?
Et si c’était toi, si petit mais si grand qui devais me
montrer le véritable chemin de la vie ?
Source : ART 21 Association Romande Trisomie 21
Source : ART 21 Association Romande Trisomie 21
« Il n’y a pas de handicap, il n’y a que des différences ; le
seul handicap que je connaisse relève du fait de ne pas accueillir l’autre tel
qu’il est... Le seul handicap auquel je
crois, c'est le manque de discernement et d'amour, source amère et créatrice du
refus et de la peur. »
J.P.
Brouillaud
« Il faut clairement
dire les choses,
la qualité
d'une civilisation
se mesure
au respect
qu'elle porte
aux plus faibles
de ses membres.
Il n'y a pas
d'autre critère
de jugement. »
Professeur Jérôme Lejeune
LE MONDE DE LÉA
« Pardonne-leur, petite Léa, ils ne savent pas ce qu’ils disent parce
que ne savent pas voir au-delà des apparences. Ils te voient différente, alors
ils te disent anormale. De leur point de vue, c’est logique. Ils ignorent
encore que leur logique est bancale. Sois patiente. Leurs progrès sont lents
mais réels.
Tu serais née hier, ils t’auraient étiquetée « mongolienne » à
cause de ton visage rond et de tes yeux bridés. Ils se croient plus savants
depuis qu’ils t’appellent « trisomique ». Excuse-les de voir une
anomalie génétique dans ce qui fait la beauté de ta singularité, car tu es
belle, petite Léa. Tu es belle parce que tu es une fleur rare. Tu peux déjà le
voir dans les yeux de tes parents. La caméra qui t’a filmée s’en est aperçue.
D’autres le découvriront en regardant ce courageux documentaire de Martine
Salvador programmé samedi 26 septembre, à 13h45 sur France 2. Ils feront la
connaissance de ta maman espiègle, pressée que tu lui racontes « comment
c’est » dans ton univers. Elle le devine quand tu ris aux éclats de sa
curiosité impatiente. Ils entendront ton père se dire « fier » de
toi. Il y a de quoi. Les enfants comme toi sont des perles de lumière
condensée, des diamants bruts. Toi aussi, petite Léa, tu peux être fière de tes
parents. Ils ont eu l’audace d’affronter le regard des autres en t’acceptant
telle que tu es, et maintenant ils en sont libérés.
Le problème des autres, vois-tu, c’est leur conscience séparatiste, leur
manie infantile de trier les êtres et les choses en les passant au tamis de
leur prétendue normalité. Ils font des tas de différences, inventorient,
répertorient, rangent, classent, divisent, subdivisent, etc. Tant et si bien
qu’ils finissent par ne plus s’y retrouver. Alors, ils ont peur. Dans un
réflexe de survie, ils ordonnent à toutes ces différences de se rassembler, de
leur ressembler. Ils éliminent celles qui font de la résistance, les taxent
d’anormalité, les enferment. Ils appartiennent à l’espèce monocolore, univoque,
ethnocentrique, au genre commun des fleurs carnivores.
Ils voudraient que tu sois comme eux, que tu vives comme eux, que tu entres
dans leur moule. Le tien vaut bien le leur. Ta mère te dira qu’il a été fondu
dans une forge mystérieuse où veille une conscience unitaire qui perçoit la
même étincelle en tout être, en toute chose, et qui sait qu’il existe bien
d’autres couleurs que celles de l’arc-en-ciel sur la palette de la vie. Il
faudra donc, petite Léa, que, ces gens soi-disant normaux, tu les apprivoises. Ne
désespère pas si, dans la rue, ils s’apitoient sur toi. Les vrais handicapés, ce sont eux! »
vendredi 21 mars 2014
jeudi 13 mars 2014
Par temps calme,,,.... Heidkate - 13 mars 2014 11:11
« Homme libre,
toujours tu chériras la mer ! »
Charles
Baudelaire
☆
« L´amour ressemble étrangement à la mer :
Il n´y a que ceux qui ne l´aiment pas qui trouvent que c´est toujours pareil. »
Huguette Maure
☆
« Le véritable amour est un océan de sensations éternelles et toujours neuves
où l'on se plonge avec délice. »
Honoré de Balzac
☆
vendredi 7 mars 2014
"...que de la poésie" - Il me manque et me manquent les mots !... -*- "EXTRAORDINAIRE DÉCOUVERTE ..." -*- Il* comprendra ! ^^ en pensée d´ÎLE en AILE ^^ (Friday: March 07, 2014 6:36-7:45 PM)
Pur instant
de GRÂCE
Je reste émerveillée face à tant de Beauté !
C´est tout simplement SUBLIME !
Salon :
La malle aux trésors
samedi 1 mars 2014
"Mars" Alfred de Musset sur "Fantasia - Casse Noisette" - Tchaikovsky
Mars
Ah! que mars est un joli mois !
C'est le mois des surprises.
Du matin au soir dans les bois.
Tout change avec les brises.
Le ruisseau n'est plus engourdi.
La terre n'est plus dure.
Le vent qui souffle du midi.
Prépare la verdure.
Le rossignol n'est pas venu.
Rempli de douces notes.
Mais déjà sur le hêtre nu.
Résonnent les linottes.
Par-dessus la haie en éveil.
Fier de ses fleurs écloses.
On voit le pêcher au soleil.
Ouvrir ses bourgeons roses.
Gelée et vent, pluie et soleil.
Alors tout a des charmes.
Mars a le visage vermeil.
Et sourit dans ses larmes.
Alfred De Musset
Ah! que mars est un joli mois !
C'est le mois des surprises.
Du matin au soir dans les bois.
Tout change avec les brises.
Le ruisseau n'est plus engourdi.
La terre n'est plus dure.
Le vent qui souffle du midi.
Prépare la verdure.
Le rossignol n'est pas venu.
Rempli de douces notes.
Mais déjà sur le hêtre nu.
Résonnent les linottes.
Par-dessus la haie en éveil.
Fier de ses fleurs écloses.
On voit le pêcher au soleil.
Ouvrir ses bourgeons roses.
Gelée et vent, pluie et soleil.
Alors tout a des charmes.
Mars a le visage vermeil.
Et sourit dans ses larmes.
Alfred De Musset
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