Salon
- Douceur à écouter du bout des yeux
- La plage aux instantanés
- La corbeille des citations - Proverbes - Dictons
- Mes mots couchés sur le sable
- Le grenier des poètes
- Mes coups de coeur dans l´univers de la chanson
- Un peu de tout
- De beaux textes en bibliothèque
- La malle aux trésors
- Histoires - Contes - Légendes
- La rivière magique pour petits et grands
- Une petite main d´écriture et son crayon
lundi 15 avril 2013
vendredi 22 mars 2013
FREDERIC DELARUE - Morning At The Spring
Un mot aimable est comme un jour de printemps.
Proverbe russe
Il n´est pas d´hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de joie sans être partagée.
Proverbe serbe
Immobile, assis sans rien faire, le printemps vient, l´herbe pousse.
Sagesse chinoise
jeudi 21 mars 2013
" Toc ! Toc ! ouvrez-moi ! " poème de Gérard Illberg accompagné du plaisant zinzinulement d´une "Mésange charbonnière au printemps"
Toc ! Toc ! ouvrez-moi !
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Ayez pitié d’une mésange.
Puis-je venir dans votre grange ?
Dans le verger, il fait si froid.
Ayez pitié d’une mésange.
Puis-je venir dans votre grange ?
Dans le verger, il fait si froid.
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
La neige recouvre la terre ;
Je suis seule et n’ai plus de mère.
Il fait si chaud sous votre toit.
La neige recouvre la terre ;
Je suis seule et n’ai plus de mère.
Il fait si chaud sous votre toit.
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Je me contenterai des miettes
Qui resteront dans vos assiettes.
Comme on doit être bien chez soi !
Je me contenterai des miettes
Qui resteront dans vos assiettes.
Comme on doit être bien chez soi !
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Je serai toujours propre et sage,
Mais ne me mettez pas en cage ;
Il est si triste, cet endroit.
Je serai toujours propre et sage,
Mais ne me mettez pas en cage ;
Il est si triste, cet endroit.
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Je ne serai pas une ingrate ;
Je chanterai une sonate,
Pour vous, au printemps, dans le bois.
Je ne serai pas une ingrate ;
Je chanterai une sonate,
Pour vous, au printemps, dans le bois.
Gérard Illberg
Salon :
Le grenier des poètes
mercredi 20 mars 2013
"Le bonhomme de neige" de Corinne Albaut sur " Le bonhomme de neige " d´Anna et Catherine, mes adorables petites puces (20.03.2013)
Le bonhomme de neige
Au nord de la Norvège
Vit un bonhomme de neige.
Il n'a pas peur de fondre,
Là-bas, la neige tombe
Pendant de très longs mois,
Il y fait toujours froid.
Vit un bonhomme de neige.
Il n'a pas peur de fondre,
Là-bas, la neige tombe
Pendant de très longs mois,
Il y fait toujours froid.
Et le bonhomme de neige,
Bien assis sur son siège,
Regarde les flocons
Voler en tourbillons.
Bien assis sur son siège,
Regarde les flocons
Voler en tourbillons.
Sais-tu ce que j'en pense ?
Il a bien de la chance
Pour un bonhomme de neige
D'habiter la Norvège.
Il a bien de la chance
Pour un bonhomme de neige
D'habiter la Norvège.
Corinne Albaut
mardi 19 mars 2013
♫ ♥♫ Spring Time ----Yiruma ♫ ♥♫ & "Le printemps" citation d´Alphonse Boudard
« Le printemps, c'est tout un poème.
On en parle, on le pratique, on l'attend... »
Alphonse Boudard
vendredi 15 mars 2013
" La neige " Pernette Chaponnière
La neige
Regardez la neige qui danse
Derrière le carreau fermé.
Qui là-haut peut bien s'amuser
A déchirer le ciel immense
En petits morceaux de papier ?
Derrière le carreau fermé.
Qui là-haut peut bien s'amuser
A déchirer le ciel immense
En petits morceaux de papier ?
Pernette Chaponnière
mercredi 13 mars 2013
" Neige " - gracile poème de Jacqueline Mériot avec en accompagnement musical " Snow Falling "
Neige
Sur la musique du silence
Dansent dansent les flocons blancs
Qui se balancent
Et qui s'en vont
Tisser une douce couverture
Pour la terre qui s'endort
Sur la musique du silence
Dansent dansent les flocons blancs.
Jacqueline Mériot
mardi 12 mars 2013
Citations "La neige"
« La neige est un poème.
Un poème qui tombe des nuages en
flocons blancs et légers.
Ce poème vient de la bouche du ciel, de la
main de Dieu.
Il porte un nom. Un nom d’une blancheur éclatante.
Neige. »
Maxence Fermine
* * *
« Sous la neige, la branche est fragile comme le rêve de l’enfance”
Alice Pariseau
lundi 11 mars 2013
dimanche 10 mars 2013
" Candide tarentelle ... " sur un cliché du jour ... l´hiver est de retour !
Candide tarentelle ...
Neige de printemps
Nichoir drapé de coton
Mésange grelotte
Mars emmitouflé de laine
Tarentelle de flocons
Mars emmitouflé de laine
Tarentelle de flocons
laurence
samedi 9 mars 2013
" The Dying Swan " sur " Un jour où il neigeait dru " Conte extrait d’un recueil de Jean-Claude Carrière : le cercle des menteurs
Un jour où il neigeait dru
Un jour où il neigeait dru, Srulek rendit visite à son ami et voisin qui
était aveugle.
L’aveugle demande à Srulek :
– Dis-moi, elle est comment la
neige ?
– La neige, elle est blanche.
- Ah, dit l’aveugle.
– La neige, elle est blanche.
- Ah, dit l’aveugle.
Après un
moment, il demande encore :
- Mais c’est comment, blanche ?
- Blanche, dit Srulek en cherchant ses mots, blanche, c’est comme le lait.
- Ah, dit l’aveugle.
- Mais c’est comment, blanche ?
- Blanche, dit Srulek en cherchant ses mots, blanche, c’est comme le lait.
- Ah, dit l’aveugle.
Et un moment plus tard, il demanda :
- Le lait, c’est comment ?
- Le lait, dit Srulek, c’est comme des oiseaux blancs, sur la rivière, tu vois, des cygnes…
- Ah, dit l’aveugle.
- Le lait, c’est comment ?
- Le lait, dit Srulek, c’est comme des oiseaux blancs, sur la rivière, tu vois, des cygnes…
- Ah, dit l’aveugle.
Et un moment plus tard, il demanda
à Srulek :
- Dis-moi Srulek, c’est comment un cygne ?
- Eh bien, c’est un grand oiseau, avec de larges ailes, un cou très long et courbé, et un bec comme ça…
- Dis-moi Srulek, c’est comment un cygne ?
- Eh bien, c’est un grand oiseau, avec de larges ailes, un cou très long et courbé, et un bec comme ça…
Alors Srulek allongea son bras et courba son poignet pour imiter un
cygne. L’aveugle tendit la main et caressa le bras et la main de Srulek,
lentement, attentivement, avant de dire en souriant :
- Ah oui, maintenant, je vois comment elle est, la neige…
- Ah oui, maintenant, je vois comment elle est, la neige…
Conte extrait d’un recueil de Jean-Claude Carrière : le cercle des
menteurs
vendredi 8 mars 2013
En cette journée internationale de la femme * Le POÈTE a toujours raison ...*, " La femme est l'avenir de l'homme " - Jean FERRAT le déclare avec ARAGON
Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible
Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encor lourd sur la terre
Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible
Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Entre l'ancien et le nouveau
Votre lutte à tous les niveaux
De la nôtre est indivisible
Dans les hommes qui font les lois
Si les uns chantent par ma voix
D'autres décrètent par la bible
Le poète a toujours raison
Qui détruit l'ancienne oraison
L'image d'Eve et de la pomme
Face aux vieilles malédictions
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Pour accoucher sans la souffrance
Pour le contrôle des naissances
Il a fallu des millénaires
Si nous sortons du moyen âge
Vos siècles d'infini servage
Pèsent encor lourd sur la terre
Le poète a toujours raison
Qui annonce la floraison
D'autres amours en son royaume
Remet à l'endroit la chanson
Et déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
Il faudra réapprendre à vivre
Ensemble écrire un nouveau livre
Redécouvrir tous les possibles
Chaque chose enfin partagée
Tout dans le couple va changer
D'une manière irréversible
Le poète a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face aux autres générations
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme
samedi 2 mars 2013
"La Galantine ou Perce-neige" d´Albert MONTÉMONT sur "Spring Mood" (Music Frederic Delarue)
- La Galantine ou Perce-neige
- Humble fleur qui perce la neige,
- C'est toi que je chante en mes vers,
- Du printemps ouvrant le cortège,
- Tu viens condamner les hivers.
- Avec toi tout semble renaitre,
- Tout s'anime aux bois d'alentour,
- Et, joyeux de te reconnaître,
- L'oiseau te célèbre à son tour.
- Comme en été passe un orage,
- On voit se faner ta pudeur ;
- Mais quand tu finis sous l'ombrage,
- C'est en un jour beau de splendeur.
- Au monde avant le temps ravie,
- Ainsi la naïve beauté
- Parait, en achevant sa vie,
- S'unir à la divinité.
- Albert MONTÉMONT (1788 - 1861)
- Poème paru en 1826 dans : La Psyché "choix de pièces en prose et en vers, dédiée aux dames". Imprimerie de Sétier, Paris. p.101-102.
vendredi 1 mars 2013
Le mois de mars et ses dictons
Des fleurs qui s'ouvrent en mars, on n'en a que le regard.
Mars est fou, mars n'a pas deux jours pareils.
Mars est comme la romance, il finit comme il commence.
Quand mars se déguise en été, avril prend ses habits fourrés.
En mars autant de gelées, en avril autant de poussées.
Pluie de mars grandit l'herbette, et souvent annonce disette.
Quand en mars il tonne, l'amande est bonne.
À mars poudreux, avril pluvieux.
Neige de mars brûle le bourgeon.
S'il neige en mars, gare aux vergers.
Mars venteux ; vergers pommeux.
Brouillard en mars, gelée en mai.
vendredi 15 février 2013
Poème TOI et MOI ♥♫ - ERNESTO CORTAZAR - ♥♫Just Because ♥♫ ♥♫
« Le poème n'est accompli que s'il se fait chant, parole et musique en même temps. »
Léopold Sédar Senghor
jeudi 14 février 2013
" ♥ Toi et Moi ♥ " Charles Aznavour - Je souhaite une "Bonne fête de saint Valentin" aux amoureux et amoureuses qui passeront ici ce soir
♥ TOI et MOI ♥
Toi et moi
Deux coeurs qui se confondent
Au seuil de l'infini
Loin du reste du monde
Haletants et soumis
A bord du lit
Qui tangue et va
Sous toi et moi
Deux coeurs qui se confondent
Au seuil de l'infini
Loin du reste du monde
Haletants et soumis
A bord du lit
Qui tangue et va
Sous toi et moi
Toi et moi
Libérés des mensonges
Et sevrés des tabous
Quand la nuit se prolonge
Entre râles et remous
Nos songes fous
Inventent un nous
Entre chien et loup dans nos rêves déserts
L'amour a su combler les silences
Et nous, ses enfants nus, vierges de nos hiers,
Devenons toi et moi, lavés de nos enfers
Porte-moi
Au delà des angoisses
A l'appel du désir
Du coeur de nos fantasmes
Aux confins du plaisir
Que Dieu créa
Pour toi et moi
J'étais sans espoir, tu as changé mon sort
Offrant à ma vie une autre chance
Les mots ne sont que mots, les tiens vibraient si fort
Qu'en parlant à ma peau ils éveillaient mon corps
Aime-moi
Fais-moi l'amour encore
Encore et parle-moi
Pour que jusqu'aux aurores
Aux sources de nos joies
Mes jours se noient
Dans toi et moi.
♥ ♥
Paroles: Charles Aznavour. Musique: Jacques Revaux, Jean Pierre Bourtayre - 1994
mercredi 13 février 2013
" La nuit d'août " (La Muse et le Poète) Alfred de Musset
La nuit d'août
LA MUSE
Depuis que le soleil, dans l'horizon immense,
A franchi le Cancer sur son axe enflammé,
Le bonheur m'a quittée, et j'attends en silence
L'heure où m'appellera mon ami bien-aimé.
Hélas ! depuis longtemps sa demeure est déserte ;
Des beaux jours d'autrefois rien n'y semble vivant.
Seule, je viens encor, de mon voile couverte,
Poser mon front brûlant sur sa porte entr'ouverte,
Comme une veuve en pleurs au tombeau d'un enfant.
LE POÈTE
Salut à ma fidèle amie !
Salut, ma gloire et mon amour !
La meilleure et la plus chérie
Est celle qu'on trouve au retour.
L'opinion et l'avarice
Viennent un temps de m'emporter.
Salut, ma mère et ma nourrice !
Salut, salut consolatrice !
Ouvre tes bras, je viens chanter.
LA MUSE
Pourquoi, coeur altéré, coeur lassé d'espérance,
T'enfuis-tu si souvent pour revenir si tard ?
Que t'en vas-tu chercher, sinon quelque hasard ?
Et que rapportes-tu, sinon quelque souffrance ?
Que fais-tu loin de moi, quand j'attends jusqu'au jour ?
Tu suis un pâle éclair dans une nuit profonde.
Il ne te restera de tes plaisirs du monde
Qu'un impuissant mépris pour notre honnête amour.
Ton cabinet d'étude est vide quand j'arrive ;
Tandis qu'à ce balcon, inquiète et pensive,
Je regarde en rêvant les murs de ton jardin,
Tu te livres dans l'ombre à ton mauvais destin.
Quelque fière beauté te retient dans sa chaîne,
Et tu laisses mourir cette pauvre verveine
Dont les derniers rameaux, en des temps plus heureux,
Devaient être arrosés des larmes de tes yeux.
Cette triste verdure est mon vivant symbole ;
Ami, de ton oubli nous mourrons toutes deux,
Et son parfum léger, comme l'oiseau qui vole,
Avec mon souvenir s'enfuira dans les cieux.
LE POÈTE
Quand j'ai passé par la prairie,
J'ai vu, ce soir, dans le sentier,
Une fleur tremblante et flétrie,
Une pâle fleur d'églantier.
Un bourgeon vert à côté d'elle
Se balançait sur l'arbrisseau ;
Je vis poindre une fleur nouvelle ;
La plus jeune était la plus belle :
L'homme est ainsi, toujours nouveau.
LA MUSE
Hélas ! toujours un homme, hélas ! toujours des larmes !
Toujours les pieds poudreux et la sueur au front !
Toujours d'affreux combats et de sanglantes armes ;
Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
Hélas ! par tous pays, toujours la même vie :
Convoiter, regretter, prendre et tendre la main ;
Toujours mêmes acteurs et même comédie,
Et, quoi qu'ait inventé l'humaine hypocrisie,
Rien de vrai là-dessous que le squelette humain.
Hélas ! mon bien-aimé, vous n'êtes plus poète.
Rien ne réveille plus votre lyre muette ;
Vous vous noyez le coeur dans un rêve inconstant ;
Et vous ne savez pas que l'amour de la femme
Change et dissipe en pleurs les trésors de votre âme,
Et que Dieu compte plus les larmes que le sang.
LE POÈTE
Quand j'ai traversé la vallée,
Un oiseau chantait sur son nid.
Ses petits, sa chère couvée,
Venaient de mourir dans la nuit.
Cependant il chantait l'aurore ;
Ô ma Muse, ne pleurez pas !
À qui perd tout, Dieu reste encore,
Dieu là-haut, l'espoir ici-bas.
LA MUSE
Et que trouveras-tu, le jour où la misère
Te ramènera seul au paternel foyer ?
Quand tes tremblantes mains essuieront la poussière
De ce pauvre réduit que tu crois oublier,
De quel front viendras-tu, dans ta propre demeure,
Chercher un peu de calme et d'hospitalité ?
Une voix sera là pour crier à toute heure :
Qu'as-tu fait de ta vie et de ta liberté ?
Crois-tu donc qu'on oublie autant qu'on le souhaite ?
Crois-tu qu'en te cherchant tu te retrouveras ?
De ton coeur ou de toi lequel est le poète ?
C'est ton coeur, et ton coeur ne te répondra pas.
L'amour l'aura brisé ; les passions funestes
L'auront rendu de pierre au contact des méchants ;
Tu n'en sentiras plus que d'effroyables restes,
Qui remueront encor, comme ceux des serpents.
Ô ciel ! qui t'aidera ? que ferai-je moi-même,
Quand celui qui peut tout défendra que je t'aime,
Et quand mes ailes d'or, frémissant malgré moi,
M'emporteront à lui pour me sauver de toi ?
Pauvre enfant ! nos amours n'étaient pas menacées,
Quand dans les bois d'Auteuil, perdu dans tes pensées,
Sous les verts marronniers et les peupliers blancs,
Je t'agaçais le soir en détours nonchalants.
Ah ! j'étais jeune alors et nymphe, et les dryades
Entr'ouvraient pour me voir l'écorce des bouleaux,
Et les pleurs qui coulaient durant nos promenades
Tombaient, purs comme l'or, dans le cristal des eaux.
Qu'as-tu fait, mon amant, des jours de ta jeunesse ?
Qui m'a cueilli mon fruit sur mon arbre enchanté ?
Hélas ! ta joue en fleur plaisait à la déesse
Qui porte dans ses mains la force et la santé.
De tes yeux insensés les larmes l'ont pâlie ;
Ainsi que ta beauté, tu perdras ta vertu.
Et moi qui t'aimerai comme une unique amie,
Quand les dieux irrités m'ôteront ton génie,
Si je tombe des cieux, que me répondras-tu ?
LE POÈTE
Puisque l'oiseau des bois voltige et chante encore
Sur la branche où ses oeufs sont brisés dans le nid ;
Puisque la fleur des champs entr'ouverte à l'aurore,
Voyant sur la pelouse une autre fleur éclore,
S'incline sans murmure et tombe avec la nuit,
Puisqu'au fond des forêts, sous les toits de verdure,
On entend le bois mort craquer dans le sentier,
Et puisqu'en traversant l'immortelle nature,
L'homme n'a su trouver de science qui dure,
Que de marcher toujours et toujours oublier ;
Puisque, jusqu'aux rochers tout se change en poussière ;
Puisque tout meurt ce soir pour revivre demain ;
Puisque c'est un engrais que le meurtre et la guerre ;
Puisque sur une tombe on voit sortir de terre
Le brin d'herbe sacré qui nous donne le pain ;
Ô Muse ! que m'importe ou la mort ou la vie ?
J'aime, et je veux pâlir ; j'aime et je veux souffrir ;
J'aime, et pour un baiser je donne mon génie ;
J'aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrie
Ruisseler une source impossible à tarir.
J'aime, et je veux chanter la joie et la paresse,
Ma folle expérience et mes soucis d'un jour,
Et je veux raconter et répéter sans cesse
Qu'après avoir juré de vivre sans maîtresse,
J'ai fait serment de vivre et de mourir d'amour.
Dépouille devant tous l'orgueil qui te dévore,
Coeur gonflé d'amertume et qui t'es cru fermé.
Aime, et tu renaîtras ; fais-toi fleur pour éclore.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;
Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
Depuis que le soleil, dans l'horizon immense,
A franchi le Cancer sur son axe enflammé,
Le bonheur m'a quittée, et j'attends en silence
L'heure où m'appellera mon ami bien-aimé.
Hélas ! depuis longtemps sa demeure est déserte ;
Des beaux jours d'autrefois rien n'y semble vivant.
Seule, je viens encor, de mon voile couverte,
Poser mon front brûlant sur sa porte entr'ouverte,
Comme une veuve en pleurs au tombeau d'un enfant.
LE POÈTE
Salut à ma fidèle amie !
Salut, ma gloire et mon amour !
La meilleure et la plus chérie
Est celle qu'on trouve au retour.
L'opinion et l'avarice
Viennent un temps de m'emporter.
Salut, ma mère et ma nourrice !
Salut, salut consolatrice !
Ouvre tes bras, je viens chanter.
LA MUSE
Pourquoi, coeur altéré, coeur lassé d'espérance,
T'enfuis-tu si souvent pour revenir si tard ?
Que t'en vas-tu chercher, sinon quelque hasard ?
Et que rapportes-tu, sinon quelque souffrance ?
Que fais-tu loin de moi, quand j'attends jusqu'au jour ?
Tu suis un pâle éclair dans une nuit profonde.
Il ne te restera de tes plaisirs du monde
Qu'un impuissant mépris pour notre honnête amour.
Ton cabinet d'étude est vide quand j'arrive ;
Tandis qu'à ce balcon, inquiète et pensive,
Je regarde en rêvant les murs de ton jardin,
Tu te livres dans l'ombre à ton mauvais destin.
Quelque fière beauté te retient dans sa chaîne,
Et tu laisses mourir cette pauvre verveine
Dont les derniers rameaux, en des temps plus heureux,
Devaient être arrosés des larmes de tes yeux.
Cette triste verdure est mon vivant symbole ;
Ami, de ton oubli nous mourrons toutes deux,
Et son parfum léger, comme l'oiseau qui vole,
Avec mon souvenir s'enfuira dans les cieux.
LE POÈTE
Quand j'ai passé par la prairie,
J'ai vu, ce soir, dans le sentier,
Une fleur tremblante et flétrie,
Une pâle fleur d'églantier.
Un bourgeon vert à côté d'elle
Se balançait sur l'arbrisseau ;
Je vis poindre une fleur nouvelle ;
La plus jeune était la plus belle :
L'homme est ainsi, toujours nouveau.
LA MUSE
Hélas ! toujours un homme, hélas ! toujours des larmes !
Toujours les pieds poudreux et la sueur au front !
Toujours d'affreux combats et de sanglantes armes ;
Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
Hélas ! par tous pays, toujours la même vie :
Convoiter, regretter, prendre et tendre la main ;
Toujours mêmes acteurs et même comédie,
Et, quoi qu'ait inventé l'humaine hypocrisie,
Rien de vrai là-dessous que le squelette humain.
Hélas ! mon bien-aimé, vous n'êtes plus poète.
Rien ne réveille plus votre lyre muette ;
Vous vous noyez le coeur dans un rêve inconstant ;
Et vous ne savez pas que l'amour de la femme
Change et dissipe en pleurs les trésors de votre âme,
Et que Dieu compte plus les larmes que le sang.
LE POÈTE
Quand j'ai traversé la vallée,
Un oiseau chantait sur son nid.
Ses petits, sa chère couvée,
Venaient de mourir dans la nuit.
Cependant il chantait l'aurore ;
Ô ma Muse, ne pleurez pas !
À qui perd tout, Dieu reste encore,
Dieu là-haut, l'espoir ici-bas.
LA MUSE
Et que trouveras-tu, le jour où la misère
Te ramènera seul au paternel foyer ?
Quand tes tremblantes mains essuieront la poussière
De ce pauvre réduit que tu crois oublier,
De quel front viendras-tu, dans ta propre demeure,
Chercher un peu de calme et d'hospitalité ?
Une voix sera là pour crier à toute heure :
Qu'as-tu fait de ta vie et de ta liberté ?
Crois-tu donc qu'on oublie autant qu'on le souhaite ?
Crois-tu qu'en te cherchant tu te retrouveras ?
De ton coeur ou de toi lequel est le poète ?
C'est ton coeur, et ton coeur ne te répondra pas.
L'amour l'aura brisé ; les passions funestes
L'auront rendu de pierre au contact des méchants ;
Tu n'en sentiras plus que d'effroyables restes,
Qui remueront encor, comme ceux des serpents.
Ô ciel ! qui t'aidera ? que ferai-je moi-même,
Quand celui qui peut tout défendra que je t'aime,
Et quand mes ailes d'or, frémissant malgré moi,
M'emporteront à lui pour me sauver de toi ?
Pauvre enfant ! nos amours n'étaient pas menacées,
Quand dans les bois d'Auteuil, perdu dans tes pensées,
Sous les verts marronniers et les peupliers blancs,
Je t'agaçais le soir en détours nonchalants.
Ah ! j'étais jeune alors et nymphe, et les dryades
Entr'ouvraient pour me voir l'écorce des bouleaux,
Et les pleurs qui coulaient durant nos promenades
Tombaient, purs comme l'or, dans le cristal des eaux.
Qu'as-tu fait, mon amant, des jours de ta jeunesse ?
Qui m'a cueilli mon fruit sur mon arbre enchanté ?
Hélas ! ta joue en fleur plaisait à la déesse
Qui porte dans ses mains la force et la santé.
De tes yeux insensés les larmes l'ont pâlie ;
Ainsi que ta beauté, tu perdras ta vertu.
Et moi qui t'aimerai comme une unique amie,
Quand les dieux irrités m'ôteront ton génie,
Si je tombe des cieux, que me répondras-tu ?
LE POÈTE
Puisque l'oiseau des bois voltige et chante encore
Sur la branche où ses oeufs sont brisés dans le nid ;
Puisque la fleur des champs entr'ouverte à l'aurore,
Voyant sur la pelouse une autre fleur éclore,
S'incline sans murmure et tombe avec la nuit,
Puisqu'au fond des forêts, sous les toits de verdure,
On entend le bois mort craquer dans le sentier,
Et puisqu'en traversant l'immortelle nature,
L'homme n'a su trouver de science qui dure,
Que de marcher toujours et toujours oublier ;
Puisque, jusqu'aux rochers tout se change en poussière ;
Puisque tout meurt ce soir pour revivre demain ;
Puisque c'est un engrais que le meurtre et la guerre ;
Puisque sur une tombe on voit sortir de terre
Le brin d'herbe sacré qui nous donne le pain ;
Ô Muse ! que m'importe ou la mort ou la vie ?
J'aime, et je veux pâlir ; j'aime et je veux souffrir ;
J'aime, et pour un baiser je donne mon génie ;
J'aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrie
Ruisseler une source impossible à tarir.
J'aime, et je veux chanter la joie et la paresse,
Ma folle expérience et mes soucis d'un jour,
Et je veux raconter et répéter sans cesse
Qu'après avoir juré de vivre sans maîtresse,
J'ai fait serment de vivre et de mourir d'amour.
Dépouille devant tous l'orgueil qui te dévore,
Coeur gonflé d'amertume et qui t'es cru fermé.
Aime, et tu renaîtras ; fais-toi fleur pour éclore.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;
Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
Salon :
Le grenier des poètes
"La sagesse des poètes" - Saysamone Amphonesinh
La sagesse des poètes
On dit que les poètes ont des yeux fascinants
Que leur regard est plus sensible et plus perçant
Qu'ils savent entendre ce que nul ne sait entendre
Qu'ils ont l'esprit plus large, qu´ils ont le cœur plus tendre
Que vous soyez monarque, manant ou miséreux
Le poète vous regarde avec les mêmes yeux
Il chante le bonheur, les âmes en déshérence
Sa petite musique a un parfum d'enfance
Lorsque règne l'horreur, lorsque la guerre gronde
C´est bien toi, poète, la sagesse du monde
Toi seul connais les mots pour ranimer la flamme
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Que leur regard est plus sensible et plus perçant
Qu'ils savent entendre ce que nul ne sait entendre
Qu'ils ont l'esprit plus large, qu´ils ont le cœur plus tendre
Que vous soyez monarque, manant ou miséreux
Le poète vous regarde avec les mêmes yeux
Il chante le bonheur, les âmes en déshérence
Sa petite musique a un parfum d'enfance
Lorsque règne l'horreur, lorsque la guerre gronde
C´est bien toi, poète, la sagesse du monde
Toi seul connais les mots pour ranimer la flamme
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Toi seul connais les mots pour ranimer la flamme
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Les mots du poète débarbouillent l´horizon
Partout il est chez lui, la terre est sa maison
Il vous remet les clés d´un monde sans frontières
Il ouvre pour vous les portes de l'univers
Le poète puise dans le passé lointain
Des images pour faire chanter nos lendemains
Il nous donne la force de conjurer le sort
De surmonter le chagrin, de vaincre la mort
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Les mots du poète débarbouillent l´horizon
Partout il est chez lui, la terre est sa maison
Il vous remet les clés d´un monde sans frontières
Il ouvre pour vous les portes de l'univers
Le poète puise dans le passé lointain
Des images pour faire chanter nos lendemains
Il nous donne la force de conjurer le sort
De surmonter le chagrin, de vaincre la mort
Lorsque règne l'horreur, lorsque la guerre gronde
C´est bien toi, poète, la sagesse du monde
Toi seul connais les mots pour ranimer la flamme
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
C´est bien toi, poète, la sagesse du monde
Toi seul connais les mots pour ranimer la flamme
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Toi seul connais les mots pour ranimer la flamme
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Pour chanter la nature et la beauté des femmes
Saysamone Amphonesinh
mardi 12 février 2013
"Invocation à la poésie" - André Marie de Chénier, dit André Chénier
INVOCATION A LA POÉSIE
Nymphe tendre et vermeille, ô jeune Poésie!
Quel bois est aujourd'hui ta retraite choisie?
Quelles fleurs, près d'une onde où s'égarent tes pas,
Se courbent mollement sous tes pieds délicats?
Où faut-il te chercher? Vois la saison nouvelle!
Sur son visage blanc quelle pourpre étincelle!
L'hirondelle a chanté. Zéphire est de retour.
Il revient en dansant. Il ramène l'amour,
L'ombre, les prés, les fleurs: c'est sa douce famille.
Et Jupiter se plaît à contempler sa fille,
Cette terre où partout, sous tes doigts gracieux,
S'empressent de germer des vers mélodieux.
Le fleuve qui s'étend dans les vallons humides
Roule pour toi des vers doux, sonores, liquides.
Des vers, s'ouvrant en foule aux regards du soleil,
Sont ce peuple de fleurs au calice vermeil.
Et les monts, en torrents blanchissent leur cimes,
Lancent des vers brillants dans le fond des abîmes.
André CHÉNIER (1762-1794)
Salon :
Le grenier des poètes
" Poésie " de GIOVANNI MARRADI en compagnie d´une myriade de "POÈTE" en citation
« Il ne faut écrire qu'au moment où
chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre,
un morceau de ta chair reste dans
l'encrier. »
Tolstoï
« On ne peut être poète sans quelque folie. »
Démocrite
« Libre est la race des poètes. »
Démosthène
« Les peintres et les poètes ont toujours eu le droit de tout oser. »
Horace
« Touché par l’amour, tout homme devient poète. »
Platon
« Le poète doit être un professeur d’espérance. »
Jean Giono
« Poète ? Nouveau-né à tout âge. »
Alain Bosquet
« Un excellent jardinier vaut un excellent poète. »
Alphonse Karr
« Le poète est celui qui tout au long de son existence conserve le don de s’émerveiller. »
André Lhote
« Les poètes nous aident à aimer. »
Anatole France
« Le poète se souvient de l'avenir. »
Jean Cocteau
« Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. »
Charles Baudelaire
« Ah ! Il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les poètes sont seuls à avoir rêvées. »
Friedrich Nietzsche
« Le poète fait comme la nature : il donne la vie à ce qui n'a pas vécu. »
Pierre Louÿs
« Le poète en mélancolie pleure de n'être plus enfant. »
Nérée Beauchemin
« Les vrais poètes sont toujours prophètes. »
Pierre Leroux
« Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ? »
Vladimir Jankélévitch
« La société a besoin de poètes, comme la nuit a besoin d'étoiles. »
Stanislas de Boufflers
« Le poète fait abstraction de la réalité, alors,
ce rêveur compte les étoiles et va même jusqu'à les imaginer. »
Giacomo Bardi
« Le véritable poète a pour vocation d'accueillir en lui la splendeur du monde. »
Johann Wolfgang von Goethe
« La poésie a toujours été dans le monde arabe un pouvoir, et prince le poète. »
Salah Stétié
« Qu'est-ce qu'un poète ? - Celui qui rêve et fait rêver. »
Jean-Claude Lalanne-Cassou
« Tous les grands poètes ont écrit à dix-sept ans ;
les plus grands sont ceux qui parvinrent à le faire oublier. »
Raymond Radiguet
« Se jeter dans les extrêmes, voilà la règle du poète.
Garder en tout un juste milieu, voilà le bonheur. »
Denis Diderot
« Le poète épouse la nature, et la nature lui offre ses fruits, qu’il met en mots. »
Marie Darrieussecq
« La femme nous rend poète ; l’enfant nous rend philosophe. »
Malcolm de Chazal
« Lisez donc les poètes, Leurs poèmes constituent un univers en suspens. »
Léon-Paul Fargue
« Les poètes sont des Christs et ils versent leur sang pour nous. »
Jean Pommier
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« Les poètes comptent leurs pieds avec leurs doigts. »
Frédéric Dard
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