« Les rêves , les désirs et les espoirs sont les étoiles de nos vies. » Michel Bouthot - Selon la légende des Indiens d’Amérique : « Pour que votre rêve se réalise, murmurez-le à un papillon. Sur ses ailes, il montera au ciel et se réalisera car les papillons sont les messagers du Grand Esprit. » - « Il n y a qu´une chose qui puisse rendre un rêve impossible : la peur d échouer. » Paolo Coelho

jeudi 11 octobre 2012

Bonheur de papillon - conte de Sylvie Guggenheim, avec en accompagnement "Piano solo - Album Flower" de Jeon Soo Yeon


* * * * * * * * * * * * * * *

   
Bonheur de papillon

-  Joli papillon, viens vers moi. Viens. 

Amandine tente d'attraper l'insecte multicolore et le poursuit à travers les champs. Elle danse, danse suivant le rythme du papillon qui a si soif d'air et d'aventure.

- Si tu m'attrapes, je meurs. Le sais-tu ?

La fillette s'arrête brusquement tandis que le papillon se pose, léger, sur une fleur.

- Tu meurs ? Pourquoi devrais-tu mourir ? Je te caresserais doucement, tout doucement pour ne pas te blesser.

- Même la plus douce des caresses est mortelle pour moi.

Amandine contemple, sans le toucher, l'animal si fragile. En son cœur, elle le plaint de ne pas pouvoir recevoir de câlins, ne serait-ce qu'un seul sans le payer de sa vie. Elle ne pourrait pas vivre sans se faire câliner.

- Si j'étais un papillon, je serais bien malheureuse et j'irais vers le bon dieu pour lui dire que c’est injuste, qu’il devrait changer les choses.

- Pourquoi faire ? Dieu m’a fait le don de la vie et je lui en suis reconnaissant, même si mon passage sur terre est éphémère. D’ailleurs, je n'ai pas le temps de me révolter, puisque demain je serai mort. Autant profiter du peu de temps que j'ai à vivre.

- Es-tu donc si vieux ?

- Oui, non. Je suis né ce matin à l'aube.

- Alors tu es encore bien jeune. Moi, je suis née il y a bien plus longtemps et mon âge se compte en années déjà, s'exclame la petite, très fière de ses six ans.

- Pour moi, une heure, c'est comme trois ou quatre de tes années.

Amandine a bien envie de pleurer sur le triste sort du si beau papillon. Elle essaye de se retenir, mais une larme roule malgré tout sur son visage. Dire que parfois, Amandine passe des heures à ne rien faire ou à s'ennuyer. Elle a honte de s'être si souvent plainte.

- Ne pleure pas petite...

- Je ne pleure pas, répond la fillette en essuyant furtivement une nouvelle larme indécente.

- Tu sais, pour moi le temps ne passe pas aussi vite que pour toi. Et puis si ma vie est éphémère, je n'en profite pas moins de tous les instants qui me sont offerts. Je n'ai pas le temps d'être triste, je n'ai pas le temps de songer à moi et de m’appesantir sur mon triste sort. Je vole de droite à gauche, je butine ici ou là, j’emplis mon regard de la beauté du monde et des fleurs. Je me laisse porter par le vent où il veut et comme il veut, sans réfléchir. Et seule sa caresse me remplit d'aise. Qu'importe où je vais pourvu que mon être s'emplisse de beauté et de joie pour l'éternité !

- Je ne comprends pas. Si moi, on me disait que j'allais mourir demain, je serais désespérée de partir et de laisser tous ceux que j'aime derrière moi. J'aime rire, j'aime chanter, j'aime vivre. Je ne voudrais pas...

La petite se met à sangloter.

- Peut-être que tu serais d'abord désespérée... Et puis qui sait si tu ne te mettrais pas, comme moi, à faire provision pour l'éternité de tout ce qui t'est bon dans cette vie.

La fillette écoute, attentive, tandis que ses larmes coulent plus tranquillement maintenant.

- De toute façon ce n'est pas tout à fait pareil. De tous temps, les papillons n'ont jamais vécu très longtemps. La nature nous a donné la splendeur contre la durée. Nous avons le pouvoir d'enchanter les cœurs, de faire naître des sourires aux lèvres arides. Rien de tel que cette joie qui surprend enfants et adultes lorsqu'ils nous aperçoivent. Il suffit de me poser sur le chapeau d’une dame pour que tout le monde retienne son souffle émerveillé de mon audace et de mes couleurs.

Amandine se met presque à regretter de ne pas être un papillon. Elle n'a pas tant de beauté à offrir, elle, mais elle n'ose pas le dire au papillon. Elle qui le plaignait peu avant, la voilà qui se met à l'envier ! Cela n'a vraiment pas de sens...

- Tu te trompes, ce que tu penses est plein de sens.

- Parce que tu sais aussi lire dans les pensées ! rétorque Amandine qui se sent devenir minuscule, aussi petite qu'un grain de poussière... ou un microbe !

- Chaque être, chaque chose a un sens quelle que soit la durée de leur vie ou de leur existence, si inerte soient-elles. Nous avons tous notre raison d'être. Toi aussi, tu as ta place ici, même lorsque tu te sens inutile ou lorsque tu as l'impression d'avoir perdu ton temps. Tu ne réalises pas le pouvoir que tu as sur tout ce que tu approches. Une parole qui te paraît anodine va peut-être changer la vie de quelqu’un sans que tu le saches. Un mouvement ou même un regard peuvent modifier le cours de l'histoire. Et puis, le sais-tu ? Tu as autant de beauté à offrir qu'un papillon. Seulement, elle est différente.

- Vraiment ?

- Oui, c'est sûr.

Amandine aimerait serrer contre elle l'insecte si merveilleux. Elle esquisse un mouvement dans sa direction, caressant l'air qui entoure le papillon.

- Adieu, petite.

- Adieu, gentil papillon.

L’insecte s’élève, gracieux, dans les airs, tourne un instant autour de la fillette qui le contemple en souriant, puis il la quitte et s’envole vers sa destinée de papillon. Amandine, quant à elle, retourne chez elle, le cœur gai, le visage radieux.
  
Fin


Conte imaginé et écrit par Sylvie Guggenheim © Copyright
Publié avec l´autorisation de l´auteur

Afin de découvrir d´autres merveilleux contes et histoires à lire et écouter de Sylvie cliquez sur ce lien

  http://www.fictions.ch/

 Merci

 

lundi 8 octobre 2012

"Laurence" merveilleux cadeau reçu de mon fidèle ami Jean-Paul



Chers visiteurs bonjour

 Voici un courriel reçu de la part de mon sincère et fidèle ami Jean-Paul;
et c´est avec vous qui passez vous promener au doux du coeur de la maison
que j´aimerais partager mon ÉMOTION ! 

 C´est sur un site de poésie, il y a de cela quelques années,
que j´ai eu le grand BONHEUR de rencontrer Jean-paul
et de découvrir par la même occasion sa talentueuse Plume !

* * * 

Bonjour Laurence,

 je voulais te remercier pour le sympathique message me concernant
que tu as laissé devant "Une femme au piano";
je me permets donc de te faire un petit cadeau-acrostiche
qui je l'espère te plaira.
 
Bonne journée et grosses bises;
 
JP.


L ibellule volant dans des cieux lumineux,
A vec, à ses côtés, des oiseaux fabuleux,
U ne étoile dorée nuit et jour allumée 
R ien que pour ses doux yeux et son joli coeur; mais 
E lle est aussi précieuse amie dans les jours sans; 
N ul ne pourra jamais salir son noble sang 
C ar elle est poétesse au sourire d'argent 
E t aime les galets et le souffle du vent.

Jean-paul

vendredi 21 septembre 2012

"Rencontre" sur quelques notes parfumées de "Beautiful Roses" (River Flows In You - Yiruma)


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Rencontre 

                        ♥

                                                    Poésie rose
                                                    en Roseraie
                                                     de Prose
Je me souviens ...                                             

   C´était par un quiet soir de mai, à l´heure où sur la mer
le doux du silence s´endort que d´une gracile voix d´ange
moirée de soupirs, la Lune en fleurs vint à ma rencontre.
  
   Allongée nue sur une brise acidulée de petits sablés,
entre un chuchotis de roses coquelicots et nobles roses,
la tête dans les nuages et le nez accroché aux étoiles,
j´étais là à rêver de celui qui, de jour comme de nuit,
tendrement partage le fil de mes pensées bleu marine.
  
   Lui*, Capitaine des Océans, me confiant au secret
de l´air du large et temps changeants, ses insomnies
par nuit de brouillard ; saisons de pluies, hurlements
et tourments; ses matins de tempêtes, orages, ouragans;
l´hiver de cruels hiers ainsi que ses voyages en solitaire.
Mais me contant aussi la richesse des choses simples
de la vie, la magie d´un coucher de soleil, la félicité du
chant des oiseaux, l´élégante harmonie et beauté d´un
envol de papillons au détour d´un champ mûr de blé ou
encore l´essentiel et le charme poétique des cours d´eau.
  
   Lui*, me confessant ici, là et là ses envies d´ailleurs
et son souhait de croiser un jour sur le chemin de la grève,
libre tel le Vent, ce plaisir d´humer, toucher et goûter au
possible d´impossibles Rêves et lendemains meilleurs.
  
   Lui*aux gestes et paroles toujours tendres, dont les
mains timides et Ô combien si belles ne sont que grisants
Frissons et Absolu d´infinis câlins en douceur de plume.

   Lui*, Poète de mon Coeur à l´âme pure et généreuse,
homme valeureux et intelligent de coeur dont la rose Prose,
archivée tels de suaves souvenirs d´enfance ou anciennes
histoires de famille émouvantes, en mon coeur fait écho !
                   Ô que oui !... Je me souviens ...                

   C´était par un quiet soir de mai, à l´orée d´un menu
sentier bordé d´une écharpe d´embruns et mille perles
d´écume rosée, pavé d´émeraudes, saphirs, topazes,
opales, aigues-marines et galets divins, à cette heure
douce où sur la mer le silence s´endort qu´un certain
lundi de fête au village, nous nous sommes rencontrés.
Puis à fleur de ciel et gouttes d´eau sur la peau, des
étincelles d´éternité plein les yeux, embrassés corps à
coeur dans la couche du sable chaud, bercés par le va
et vient d´un souffle de vague et de Vent, que sous le
regard de la Lune en fleurs nous nous sommes aimés

laurence

 

jeudi 20 septembre 2012

Le moment présent




C´est à Fleur de Ciel en Pensées Marines brodées de Rosée d´Étoiles et Perles de Lune,
du chant de la Mer et de Vents doux, de la douceur d´embruns et fragrances d´écume 
que je Vous* souhaite une journée soleil, sereine et belle ...

Prenez soin de Vous* ...

Bien à Vous* ....

Baiser papillon

laurence


samedi 15 septembre 2012

"Il Faut Savoir" - Charles Aznavour (à TOI, chère amie dont le COEUR est en peine aujoud´hui ...)


(reprenant les mots de ce grand Monsieur poète qu´est Charles Aznavour
tout en y mélangeant humblement un peu des miens, voici pour TOI ...)

à TOI, chère amie dont le COEUR est en peine aujourd´hui ...

"En cachant tes LARMES il faut sans REGRETS ni faire de BRUIT
savoir quitter la table lorsque l'AMOUR est desservi .... 
Et coûte que coûte encore savoir... même si la Vie est bête à pleurer
CROIRE en l´Amitié, PRIER, RIRE, SOURIRE, CHANTER,
DANSER, de Joie PLEURER, RÊVER, d´Emotion FRISSONNER
et sans te retourner d´un pas léger sur la pointe des pieds
tel un Papillon t´envoler en gardant la tête haute, ta FIERTÉ
et toute ta DIGNITÉ !..."

Bien à toi en pensées douces ...




Il vous savoir

Il faut savoir encore sourire
Quand le meilleur s'est retiré
Et qu'il ne reste que le pire
Dans une vie bête à pleurer

Il faut savoir, coûte que coûte

Garder toute sa dignité
Et malgré ce qu'il nous en coûte
S'en aller sans se retourner

Face au destin qui nous désarme

Et devant le bonheur perdu
Il faut savoir cacher ses larmes
Mais moi, mon coeur, je n'ai pas su

Il faut savoir quitter la table

Lorsque l'amour est desservi
Sans s'accrocher l'air pitoyable
Mais partir sans faire de bruit

Il faut savoir cacher sa peine

Sous le masque de tous les jours
Et retenir les cris de haine
Qui sont les derniers mots d'amour
Il faut savoir rester de glace
Et taire un coeur qui meurt déjà
Il faut savoir garder la face
Mais moi, mon coeur, je t'aime trop

Mais moi, je ne peux pas

Il faut savoir mais moi
Je ne sais pas...



vendredi 14 septembre 2012

"REQUIEM" - Ironie du sort ? Qui sait sinon Dieu ! (tanka)




"REQUIEM" - Ironie du sort ? Qui sait sinon Dieu !

ENFER sur la plaine

Demain est un autre jour
PARADIS perdu


Le Sexe fort au POUVOIR

MASSACRE le Sexe faible

laurence

14.09.2012 - 10:10 / heure de chez moi

lundi 3 septembre 2012

"Mon école" Pierre Gamarra

À elles et ceux qui après deux mois de vacances
reprennent le chemin de l´école aujourd´hui
je souhaite une excellente RENTRÉE !...

MON ÉCOLE
 
Mon école est pleine d’images,
Pleine de fleurs et d’animaux,
Mon école est pleine de mots
Que l’on voit s’échapper des pages,
Pleine d’avions, de paysages,
De trains qui glissent tout là-bas
Où nous attendent les visages
Des amis qu’on ne connaît pas.

Mon école est pleine de lettres,
Pleine de chiffres qui s’en vont
Grimper du plancher au plafond
Puis s’envolent par les fenêtres,
Pleine de jacinthes, d’œillets,
Pleine de haricots qu’on sème ;
Ils fleurissent chaque semaine
Dans un pot et dans nos cahiers.

Ma classe est pleine de problèmes
Gentils ou coquins quelquefois,
De chansons, de poèmes,
Dont on aime la jolie voix
Pleine de contes et de rêves,
Blancs ou rouges, jaunes ou verts,
De bateaux voguant sur la mer
Quand une brise les soulève.


 Pierre GAMARRA

vendredi 31 août 2012

"Khaloudja" & "Fragrances de jasmin" (tankas) sur ♪ Mother Night ♫ de Yanni


* * * * * * *


Khaloudja

Au nom de la Rose
D´entre toutes tu es Reine
Douce Khaloudja

Au coeur de Blida en fleurs
Un gamin pleure sa mère


* * *

Fragrances de jasmin

Menottes en poches
Hamid serre du jasmin
Pensant à maman

Blanc souvenir de jasmin
Collier d´amour pour maman


laurence


jeudi 23 août 2012

"Poésie d´Ombres Marines"


Poésie d´Ombres Marines

Quand sur la mer le soir se fait velours de jour
C´est au silence d´étoiles qui elles seules savent
Qu´en lisière d´une aubade nitescente d´espoirs
Sur le frisson d´un Vent à l´errance céruléenne
Et l´exquis de dentelles de Calais et Bruxelles
Papillonnant dans le cristal d´une lumière d´aube
Tout en rêvassant au printemps des poètes éternels
Bien à l´ombre des regards impudiques et impurs
Qu´au courtil de coquillages et précieux galets
Dans l´évanescence d´une mousseline de brume
Entre le gris et blanc des rivages d´Audinghen
Qu´à fleur de ciel, d´envies d´écume bohémienne
Et sur le fil azur de soyeux souvenirs d´embruns
L´océan timidement sur la crête de vagues folles
En secret d´opale soie sauvage murmure au Vent
D´ineffables perles de quiétude bleu turquoise
L´essentiel d´un regard posé sur la rose éclose
La pétillante fraîcheur d´une plume d´octobre
S´envivrant de bucolique campagne champenoise
La douceur du miel et les délectables fragrances
D´une rose des sables ponctuées de caresses
L´attendrissante et galante mélodie de sensuels
Et inoubliables soupirs d´une auguste nuit de mai
Lovée au Coeur d´une romantique Pensée Marine 


laurence
 

jeudi 2 août 2012

Ma Baltique au lever du jour (Kiel/Heidkate - 26.07.2012 - serie 2c/3)


Tu dois vivre dans le présent,
te lancer au-devant de chaque vague,
trouver ton éternité à chaque instant.

Henry David Thoreau

lundi 30 juillet 2012

Ma Baltique au lever du jour (Kiel/Heidkate - 26.07.2012 - serie 2b/3)


Il ne faut pas avoir peur des vagues qui agitent votre âme.
C´est ça la vie.

Hwang Sok-Yong

dimanche 29 juillet 2012

Ma Baltique au lever du jour (Kiel/Heidkate - 26.07.2012 - serie 2a/3)


Chaque fois qu´un homme défend un idéal ou une action
pour améliorer le sort des autres ou s´élever contre une injustice
il envoie dès lors une petite vague d´espoir

Robert Fitzgerald Kennedy

jeudi 26 juillet 2012

Ma Baltique au lever du jour (Kiel/Heidkate - 26.07.2012 - serie 1/3)

À Heidkate ce matin lorsque le soleil s´est levé sur le bleu de la mer, j´étais au rendez-vous ...




"Frissons d´Aube"
Entre Rose et Bleu
Rendez-vous sur la Baltique 
À l´éveil du Jour
* * *
pour les pélerins et marcheurs de la compagnie Sainte Rolende de Gougnies
"AUX COUCHE-TARD"
 En sourire d´aube
Au réveil voici l´appel
Debout les marcheurs
* * *  
laurence

dimanche 15 juillet 2012

"Larmes et sanglots" Alain Ayache - Extrait de: Lettres à Prunelle


Larmes et sanglots

  Un jour viendra, le plus tard possible je l´espère pour toi, où tu verseras toutes les larmes de ton corps.

  Tu croiras alors que le monde s´est écroulé pour toujours. Ne les cache pas, laisse le temps les sécher.

 Les chagrins les plus grands ne sont pas immortels.

   Vouloir les réprimer cause plus de douleur que de bien. Pleure donc tout ton saoul, sans rien cacher de ta détresse, car la peine et le chagrin t´honorent.

   Il ne sert à rien de vouloir prendre sur soi quand une douleur de l´âme, si forte qu´elle vous arrache larmes et sanglots, déferle en nous-même.

   Il n´y a point de honte à se laisser aller, et c´est une force d´avoir de telles faiblesses.

   Car il faudrait un coeur de pierre, une indifférence monstrueuse, pour rester de marbre quand un être cher, un amant, ami ou parent, vous quitte.

   Puis, plus tard, au rappel de doux souvenirs, à nouveau des larmes plus paisibles couleront sur ton visage.

   Je les verrai où que je sois et, parce qu´un père ne peut supporter longtemps le chagrin de son enfant, je veillerai à ce qu´un vent léger vienne caresser ton visage pour que, telle l´ondée du petit matin, tes larmes sèchent aussi vite qu´elles sont apparues.

   Puis, par miracle des ondes qui lient pour l´éternité le père et sa fille, tu pourras, le coeur léger, poursuivre ton chemin parce que tu n´auras pas oublié ceux qui t´ont aimée.

Alain Ayache - Extrait de : Lettres à prunelle 

vendredi 13 juillet 2012

"Poupée de Porcelaine" (tanka) - accompagnement musical "poupée cassée" de Francesca

 

 POUPÉE CASSÉE

Le coeur à l´envers
les yeux mouillées
des larmes amères sur le plancher
la poupée est cassée
elle a trop jouée
oh dit soldat perdu le combat

sans retour on paye toujours
le prix de l'amour

envie de crier la poupée cassée
envie de se noyer dans l'eau salée
envie de crier la poupée cassée
envie d'abandonner le voilier

elle voulait gagner toutes les guerres
avoir à ses pieds tous les mercenaires
la poupée est cassée en pièces détachées
mais qui pourra recoller tout ça

sans retour, on paye toujours
le prix de l'amour

envie de crier la poupée cassée
envie de se noyer dans l'eau salée
envie de crier la poupée cassée
envie d'abandonner le voilier

la poupée est cassée attention danger
un jour elle pourrait très bien se venger

sans retour on paye toujours
le prix de l'amour

envie de crier la poupée cassée
envie de se noyer dans l'eau salée
envie de crier la poupée cassée
envie d'abandonner le voilier

le coeur à l'envers
les yeux mouillés
perdue dans la mer

 

 
Poupée de Porcelaine

Il suffit d´un mot
À force de la forcer
Vaisselle cassée

Pages de foi mutilée
Se consument dans la glace 

laurence


lundi 9 juillet 2012

"Femmes et hommes" Julos Beaucarne

 

Femmes et hommes


Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent 
qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
Ne vous laissez pas attacher,
ne permettez pas qu'on fasse sur vous des rêves impossibles...
 
On est en Amour avec vous tant que vous correspondez au rêve que l'on a fait sur vous,
alors le fleuve Amour coule tranquille,
les jours sont heureux sous les marronniers mauves,
Mais s'il vous arrive de ne plus être ce personnage qui marchait dans le rêve,
alors soufflent les vents contraires,
le bateau tangue, la voile se déchire,
on met les canots à la mer.
Les mots d'Amour deviennent des mots-couteaux qu'on vous enfonce dans le coeur.
La personne qui hier vous chérissait, aujourd'hui vous hait.
La personne qui avait une si belle oreille pour vous écouter pleurer et rire
ne peut plus supporter le son de votre voix.
Plus rien n'est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre,
Il pleut et vous remontez la rue dans votre pardessus noir.
 
Est-ce aimer que de vouloir que l'autre quitte sa propre route et son propre voyage?
Est-ce aimer que d'enfermer l'autre dans la prison de son propre rêve?


Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots au bout de vos dents,
ne vous laissez pas rêver par quelqu'un d'autre que vous même.
Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre.
 
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent,
Si nous pouvions être d'abord toutes et tous et avant tout et premièrement des amants de la vie,
alors nous ne serions plus ces éternels questionneurs,
Ces éternels mendiants qui perdent tant d'énergie
et tant de temps à attendre des autres des signes,
des baisers, de la reconnaissance.
Si nous étions avant tout et premièrement des amants de la vie,
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus.

On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même.
Moi seul connais le chemin qui conduit au bout de mon chemin.
Chacun est dans sa vie et dans sa peau...
A chacun sa texture, son tissage et ses mots

Julos Beaucarne




dimanche 8 juillet 2012

"Mal" Christophe

 
Et OUI !...
Parce qu´il est parfois certains jours où il nous arrive
 d´avoir un tit coup d´BLUES ou des BLEUS au COEUR qui font si ...
Mal !

 

Mal
Au fond du coeur
Oui j'ai mal
Mal
De la vie me fait mal
De temps en temps
Quand je regarde le soleil
Qui vole
Qui vole
Au fond du ciel
 
Je me souviens
D'un prénom qui me fait mal
D'une robe
D'un soulier de premier bal
Je me souviens
Des paroles d'une chanson
Où venaient souvent
Des mots dans les frissons

Mal

Dans une mer de corail
Mal
La couleur bleu me fait mal
De temps en temps
Quand je regarde le soleil
Qui vole
Qui vole
Au fond du ciel
 
Je me souviens
D'un prénom qui me fait mal
D'une robe
D'un soulier de premier bal
Je me souviens
Des paroles d'une chanson
Où venaient souvent
Des mots dans les frissons

Mal

Au fond du coeur
Oui j'ai mal
Mal
De la vie me fait mal
De temps en temps
Quand je regarde le soleil
Qui vole
Qui vole
Au fond du ciel
 
Je me souviens
D'un prénom qui me fait mal
D'une robe
D'un soulier de premier bal
Je me souviens
Des paroles d'une chanson
Où venaient souvent
Des mots dans les frissons

Mal

Mal
Oui j'ai mal
Bien trop mal
Mal
Mal
Oui j'ai mal


samedi 23 juin 2012

Un peu de juin en mon jardin et quelques mots d´auteurs sur "Anonymous Romance" d´Ernesto Cortazar


*  *  *  *  *  * 


Celui qui plante un jardin, plante le bonheur.
    

Proverbe chinois

* * *

Si vous possédez une bibliothèque et un jardin,
vous avez tout ce qu´il vous faut.
    

Cicéron

* * *

Comme il est bon d´être seul dans un jardin le soir ou la nuit,
afin que toute sa timide présence puisse vous hanter
et vous posséder dans une rêverie aux pensées suspendues."
  

 J.Douglas

dimanche 17 juin 2012

"Rosées" René Armand François Prudhomme, dit Sully Prudhomme



Rosées

Je rêve, et la pâle rosée
Dans les plaines perle sans bruit,
Sur le duvet des fleurs posée
Par la main fraîche de la nuit.

D'où viennent ces tremblantes gouttes ?
Il ne pleut pas, le temps est clair ;
C'est qu'avant de se former, toutes,
Elles étaient déjà dans l'air.

D'où viennent mes pleurs ? Toute flamme,
Ce soir, est douce au fond des cieux ;
C'est que je les avais dans l'âme
Avant de les sentir aux yeux.

On a dans l'âme une tendresse
Où tremblent toutes les douleurs,
Et c'est parfois une caresse
Qui trouble, et fait germer les pleurs.

Sully Prudhomme